Il est donc menacé d’être déclassé de la liste des biens du patrimoine mondial de l’Unesco, a indiqué le Directeur provincial de l’Institut Congolais pour la Conservation de la Nature au Nord-Kivu, Emmanuel De Merode.

Selon le directeur de l’Iccn, les effectifs de grands mammifères du parc des Virunga ont diminué, à ce jour, de plus de 90 % par rapport aux statistiques des années 70. Emmanuel De Merode interpelle donc le gouvernement congolais à faire encore beaucoup plus d'efforts.

«Il avait 27.000 hippopotames dans les années 70. Aujourd’hui, il y en a moins de 300. Donc, c’est une diminution catastrophique qui préoccupe beaucoup l’Unesco et qui nous préoccupe nous aussi, en tant qu’institution congolaise », a-t-il déclaré.

A l’en croire, les Eléphants ont diminué de plus de 90 % : d’environ 300 000 têtes à moins de 300 aujourd’hui. La cause, c’est surtout le braconnage pendant les quinze dernières années des troubles.

Ce braconnage, poursuit-il, se pratique toujours parce que, le parc est envahi par les groupes armés. Il y a eu aussi de nombreux cas (NDLR) : de braconnage perpétrés par quelques éléments des forces armées congolaises.

Si le Virunga devrait perdre sa valeur biologique, les responsables de l’Unesco ne peuvent rien faire d’autre que de le déclasser. Ce n’est pas une décision politique, c’est une décision scientifique», explique M. De Merode.

(CL/PKF)

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