Le Vice-Premier ministre en charge de la Reconstruction a ouvert les travaux d’une conférence nationale sur les droits de l’homme et l’Etat en indiquant que le gouvernement est très engagé à améliorer au jour le jour la situation des droits de l’homme dans le pays.
Les travaux de la deuxième Conférence nationale sur les droits de l’Homme et l’Etat de droit se poursuivent ce mercredi 19 août 2009 au Centre catholique Nganda de la commune de Kintambo. Cela après l’ouverture officielle de ces assises mardi 18 août dans la salle de conférences du ministère des Affaires étrangères par le vice-premier ministre en charge de la Reconstruction, Emile Bongeli, représentant le président de la République, Joseph Kabila, empêché.
Dans son mot de circonstance, le vice-premier ministre Bongeli a fait valoir que l’organisation de cette Conférence nationale traduit l’engagement du gouvernement congolais à améliorer, au jour le jour, la situation des droits de l’Homme et montre la détermination du chef de l’Etat à instaurer un Etat de droit. Plusieurs lois et autres textes législatifs ont été déjà votés et promulgués en faveur des droits humains, a-t-il fait remarquer, avant de relever que la politique «Tolérance zéro» dans tous les domaines de la vie nationale font notamment partie de cette volonté ferme de respecter les droits de l’homme. Mais il a reconnu que beaucoup reste encore à faire.
Le représentant du président de la République a, par ailleurs, souligné le fait que tous les efforts pour l’amélioration de cette situation risquent d’être superficiels s’ils ne sont pas appuyés par un développement socio-économique. Aussi a-t-il lancé un appel aux Congolais et à tous les partenaires au développement pour soutenir le programme économique contenu dans les cinq chantiers de la République.
Pour sa part, le ministre des Droits humains, Upio Kakura Wapol, a, dans son allocution d’orientation, invité les participants à cultiver et privilégier les valeurs de citoyenneté, de responsabilité et de dialogue. Car, a-t-il avancé, il faut agir en tant que Congolais, seuls appelés à faire changer les choses, en travaillant ensemble (gouvernement, société civile, Eglises, etc.) afin que tout ce qui avilit et asservit l’homme soit combattu avec fermeté.
Le ministre Upio Kakura a soutenu que les assises du Centre Nganda permettront de créer un espace de dialogue, d’actualiser le Plan national de promotion et de protection des droits de l’homme (PNPPDH) adoptés à l’issue de la première Conférence nationale tenue en juin 2001 après l’évaluation des progrès accomplis et des obstacles rencontrés, de valider ce rapport en vue de le présenter à Genève fin septembre 2009. Sans oublier de dégager les perspectives. Il a fait observer que, depuis 2001, des progrès ont tout de même été enregistrés dans l’amélioration de la situation des droits de l’homme. Un travail de longue haleine, a-t-il dit, appelant à plus d’efforts, d’actions et de solidarité pour réaliser des projets protecteurs des droits humains.
D’autres intervenants se sont succédé après les deux premiers. Il s’agit notamment du ministre de la Justice, Luzolo Bambi, qui a esquissé les grandes lignes de la mission dévolue à son ministère, en montrant le rôle que celui-ci joue dans la protection des droits de l’homme. Il a laissé entendre que le ministère de la Justice ne ménagera aucun effort pour faire sienne la part qui lui revient dans l’application de ce qui sera décidé à l’issue de cette Conférence nationale. Ont également pris la parole, la ministre du Genre, de la Famille et de l’Enfant, Marie-Ange Lukiana, le chargé d’affaires ai de l’Union européenne, Mme Leila de la Mission des Nations unies au Congo (Monuc) et M. H.Tshiswaka de la Fondation sud-africaine, Osisa, dont la contribution financière a été appréciée pour l’organisation de ces assises.
(TH/ND/GW/PKF)
Olivier Dioso/Le Potentiel