diamantLa République Démocra­tique du Congo est naturelle­ment dotée d’une abondance de ressources minérales rares du nord-est au sud-Est du pays (coltan, diamants, or, cui­vre, cobalt, zinc, manga­nèse...), de ressources fores­tières et de faune (gorilles, oka­pis...) très riches et de vastes sols fertiles propres à l’agricul­ture (café, tabac, thé...).

Depuis longtemps, bien avant le conflit de 1998, de tel­les richesses naturelles ont fait l’objet de jalousie, de troc, de contrebande et de trafic enri­chissant la classe dirigeante de l’ex-Zaïre.


Elles ont toujours exacerbé les convoitises des pays voisins de la RD Congo, notamment le Rwanda et l’Ouganda. Elles expliquent l’occupation des provinces dans l’Est du pays par les trou­pes rwandaises et ougan­daises entre 1996 et 2002, durant le conflit. Ainsi que les luttes fratricides entre le Rwanda et l’Ouganda sur le sol congolais.

Tous les Congolais et les investisseurs internationaux se sentent concernés par l’avenir de notre pays caractérisé par le potentiel énergétique, les réserves minérales de la faune et de la flore. Et le sous-sol congolais, en plus d’immenses possibilités agricoles, regorge de potentialités minières scandaleuses, avec comme réserves connues:
- 20 milliards de tonnes de manganèse, 110 millions de tonnes de cuivre, 10,5 mil­lions de tonnes de cobalt, 20 millions de tonnes de zinc, 15 millions de tonnes de fer, 40 millions de tonnes d’or, 150 millions de tonnes de minerais de niobium, 730 millions de tonnes de carats de diamants, 750 mille tonnes de cassitérite, 175,500 tonnes de lithium.

Ressources énergétiques

S’ajoutent à ces riches­ses près d’une quarantaine d’autres matières premières, encore non évaluées. Il s’agit par exemple, de substances ayant pour noms amblygonite, argent, argiles, smectiques et nobles, basnaesites, bauxite, béryl, bismuth, cadmium, charbon, chrome, diatomite, étain, gaz méthane, germanium, granite gypse, marbre, monazite, nickel, oncre, phosphate, platine plomb, pyrite, rhénium, sables asphaltites, salines, schiste bitumineux, sel gemme, silice, spodumène, talc, tantale, tungstène, uranium, vana­dium, wolfram…

En ce qui concerne les ressources énergétiques, les spécialistes en discussion au salon de la Banque mondiale indiquent qu’avec le seul site d’Inga, la République Démo­cratique du Congo dispose du plus important gisement de puissance hydroélectrique qui pourrait alimenter toute l’Afri­que et l’Europe. Concentrée en un même point, l’énergie sauvage qui s’y dégage annuellement est de l’ordre de 670 milliards de K.W.H.

Le cuivre : 4,48 % (la moyenne mondiale est de 1 %), le caoutchouc, le zinc, l’ar­gent, le platine, le camiur, le béryllium. l’uranium, le wol­fram, le tungestène, le nickel, le niobum, le diamant, le souf­fre, le gaz méthane, le tantale, le lithium, le chrome, le fer, l’étain.

Le pétrole dans toute l’étendue du pays

Les bitumes: (asphaltes et goudron) sont associés au hydrocarbures. Les réserves de bitumes dans la province du Bas-Congo, constituent les quatrièmes du monde. En im­portance et demeurent non exploitées jusqu’à ce jour: le soufre, le gaz méthane. La particularité du Congo est qu’une grande partie de ses minerais constitue les ré­serves les plus importantes du monde non encore exploitées.

Les ressources stratégi­ques

On trouve aussi des ri­chesses comme le colbalt 2,33% attenant au cuivre le cobalt: 2,33 %, le niobium, l’or dont les plus grandes réserves du monde et dont la valeur es­timée à 50 milliards Usd. Les études montrent que les réserves d’or peuvent être exploi­tées de façon industrielle. Il faut noter que l’or ne constitue plus un simple mine­rai précieux, utilisé aussi comme réserve de change par les banques centrales.

Dans l’industrie de pointe, l’or intervient dans la fabrica­tion des satellites de commu­nication et des satellites es­pions.

L’or étant également un excellent conducteur, il est uti­lisé dans la fabrication des composants essentiels des ordinateurs à savoir les micro­processeurs. Selon les études géologi­ques menées ces dernières années, le sous-sol de la RD Congo, renferme des gise­ments de cuivre, d’argent de cadmium, mais surtout des concentrations d’or d’une te­neur exceptionnelle, les spé­cialistes estiment que la RD Congo, sera à l’avenir le mo­teur économique d’Afrique et de l’Europe en ne considérant que le volet minier.

La RD Congo possède aussi des métaux rares, utili­sés dans l’industrie de pointe: le beryllium, utilisé dans la technologie des réacteurs et dans l’industrie nucléaire, le wolfram d’où est issu le tungs­tène résistant à des températures extrêmement élevées sous de hautes pressions (cas de lancement de roquet­tes et des navettes spatiales), le cobalt dont 50 % de la pro­duction mondiale vient de la RD Congo.

Il détient les réserves les plus importantes du monde, le nickel, le indium et le tantale classés comme les métaux les plus recherchés dans la technologie de construction des roquettes et des avions. Le tantale ou le niobium forment avec le tungstène ce que l’on appel des alliages spé­ciaux tantung qui résistent à l’usure et à des températures extrêmement élevées.

Des études géologiques récentes ont révélé des réserves importantes de lithium, de nickel et de chrome à la RD Congo.

Le lithium est utilisé comme composant important dans la fabrication des piles de longue durée : piles d’ordina­teur, piles de téléphones por­tables, le lithium est aussi uti­lisé comme combustible de bombes atomiques et de bom­bes à hydrogène.

Certains composants de lithium servent de couche ré­fractaire aux céramiques inté­rieures des centrales nucléai­res où se réalise la fission nu­cléaire. Le nickel est associé au minerai de fer pour produire les aciers spéciaux utilisés dans les industries lourdes ; la fabri­cation des locomotives, des tracteurs, des armes lourdes tels que les chars de combat.

La RD Congo est produc­teur de l’étain, il est le premier producteur mondial de dia­mants industriels, il produit le diamant de joaillerie dans les provinces de deux Kasaï, de Bandundu, dans la province Orientale et dans la province de l’Equateur.

Faut-il rappeler que c’est l’Uranium de (Katanga) RDC qui a permis aux Américains de mettre au point les bombes atomiques qui ont mis fin à la Seconde Guerre Mondiale. La RD Congo possède toujours ce minerai dans son sous-sol. La RD Congo possède aussi d’autres ressources stratégiques. Parmi les autres ressources naturelles stratégi­ques détenues par la RD Congo, on peut signaler les eaux douces : 7 % de réserves mondiales, le potentiel hy­droélectrique, dont le seul site d’Inga peut produire de l’énergie électrique demandée aujourd’hui au Nigeria, dans toute l’Afrique Centrale, en Afri­que, Australie, en Afrique du Sud, en Egypte, en Libye et les autres pays européens de la Méditerranée sont deman­deurs du courant d’Inga.

Or, si Inga est l’un des sites les plus importants, il n’est pas le seul, car de nombreux autres sont disséminés à travers toute la RD Congo. Il possède égale­ment 50 % des réserves forestières de l’Afrique, soit 17 % des réserves mondiales.

Enfin, les chercheurs bel­ges, américains, avaient déjà estimé le pâturage naturel de la RD Congo à plus de 5 mil­lions d’hectares d’où certains démographes ont estimé que le sol du Congo Kinshasa pourrait nourrir jusqu’à 850 millions d’habitants pendant 50 ans. La RD Congo, possède presque toutes les matières premières qui font tourner tous les secteurs de l’industrie mo­derne, notamment en informa­tique, télécommunication, pro­duction de l’énergie nucléaire, armement aérospatiale, métal­lurgie, pharmacie, électromé­nager, etc. Ne pensez vous pas que cela est la cause de la souf­france congolaise?

(TN/TH/GW/Yes)

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