unikinC’est à un branle-bas que l’on va assister entre les parents d’élèves ayant obtenu 60 % ou plus lors de la proclamation des résultats des épreuves de l’examen d’Etat et certaines autorités académiques à cause du test d’admission que ces dernières ont décidé d’imposer à leurs progénitures. Les parents accusent ces autorités académiques de fouler aux pieds les instructions du ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU).

Le ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU), Léonard Mashako Mamba, a décidé l’organisation, à l’intention des diplômés d’Etat ayant obtenu moins de 60 % lors de la proclamation des résultats des épreuves de l’examen d’Etat, d’un concours d’admission à l’université et à l’institut d’enseignement supérieur à travers le territoire national. La nouvelle, il convient de le signaler, suscite un débat fort animé dans l’opinion. Les uns, plus nombreux, soutiennent la décision du ministre Mashako qui vise à n’accepter désormais à l’université et à l’institut d’enseignement supérieur que des étudiants à même de présenter un certain bagage intellectuel. Car, font-ils valoir, l’université et l’institut d’enseignement supérieur ne sont pas de l’apanage de tout candidat ayant terminé ses études secondaires supérieurs. Ils devraient être réservés à une certaine élite.

Ce qu’il faut en République démocratique du Congo, pensent-ils, c’est d’orienter de nombreux jeunes qui ont réussi aux épreuves de la session de l’examen d’Etat vers une vie professionnelle et de mettre en pratique ce qu’ils ont appris à l’école. Cela pour promouvoir le développement de la République démocratique du Congo. Sont surtout concertés, les diplômés qui ont fait des études essentiellement techniques.

D’autres par contre estiment que la décision du ministre Mashako Mamba favorise certains élèves au détriment d’autres. Ils soutiennent que ceux qui ont fait moins de 60 % aux épreuves de l’examen peuvent surprendre à l’université ou à l’institut d’enseignement supérieur. C’est-à-dire se défendre et obtenir de bons résultats à l’université.

Avant la rentrée académique 2009-2010, certains parents s’inquiètent de la position prise par les responsables de certaines universités et certains instituts d’enseignement supérieur de la capitale. En témoigne la dépêche de l’Agence congolaise de presse (ACP) datée du 14 août 2009 que nous publions ci-dessous :

« Les parents d’élèves ayant 60 % ou plus aux épreuves de l’examen d’Etat protestent contre le système de test d’admission imposé à ces diplômés, dans quelques instituts supérieurs et universités, notamment l’Université protestante du Congo (UPC), l’Université catholique du Congo (UCC) et l’Université Bel Campus.

Les parents qui s’en tiennent au respect strict des instructions du ministre de l’Enseignement supérieur et universitaire (ESU) ordonnant aux autorités académiques d’inscrire les étudiants ayant obtenu au moins 60 % sans examen d’admission, sont surpris du comportement de ces dernières qui, par contre, organisent des tests à tous les nouveaux étudiants sans distinction. « La pratique du test d’admission à l’université remet en question ladite décision », ont-ils indiqué.

(BT/TH/Yes)

Fl. NL-NS/Le Potentiel