Dans une interview accordée à notre journal à Kinshasa où il a conduit sa troupe  la « Compagnie Théâtre Nkawu Yala Nkuwu » partie jouer le 1er spectacle «  l’Envers du ciel » dans la salle Notre  Dame la sagesse et à l’ATN/Kimbanseke, Jean Lwemba, Directeur du Centre culturel « Liak’Likumbi » de Matadi, encourage les artistes à faire le lobbying pour parler intégration régio­nale.


En effet, la Compagnie de théâtre Nkawu Yala Nkuwu a été sélectionné pour participer à une importante tournée qui la conduira successivement, d’ici le 20 août, à Kinshasa, au Congo­-Brazza, au Gabon, au Bénin, au Togo, en Côte-d’Ivoire, au Burkina Faso... Une belle occasion pour elle de vendre l’image de la pro­vince du Bas-Congo, du pays et pourquoi pas de l’Afrique Centrale, comme II le souligne dans cette interview. Suivez.

L’Observateur : Voudriez-­vous présenter votre organisa­tion, Monsieur Jean Lwemba

Monsieur Jean Lwemba : Le Centre Culturel Liak’Likumbi est une association sans but lucratif, une Ong de développement cultu­rel née en 2004 après que la Com­pagnie de théâtre Nkawu Yala Nkuwu soit née en 1998. Nous pouvons dire que le Centre cultu­rel Liak’Likumbi est le produit de la Compagnie de théâtre Nkawu Yalankuwu qui avait d’abord évo­lué et qui a fait tourner un festival. Donc, le Centre culturel Liak’Likumbi qui est situé sur l’ave­nue Camp Manu n° 62 dans la commune de Mvuzi est une struc­ture qui sert de navire à tous les artistes; qui offre un espace à tous les jeunes qui voudraient s’embar­quer dans l’aventure de la culture. Nous sommes bien équipés... Nous évoluons dans les arts du spectacle, les arts visuels, les arts plastiques... Au sein du Centre culturel Liak’ Likumbi, il y a plu­sieurs orientations. Il y à la troupe Nkawu, la troupe Sango Malamu qui fait les contes, il y a des artis­tes peintres plasticiens ; il y a des cinéastes, des vidéastes, des per­cussionnistes, l’orchestre qui fait la musique de recherche ; il y à la coupe et couture, l’informatique... Bref, un espace ouvert aux jeunes, principalement à la femme qu’il faut encourager beaucoup plus par rapport au Gender.

Avec queues réalisations à son actif ?


Par rapport à la Compagnie de théâtre Nkawu, effectivement nous avons participé a beaucoup des festivals notamment les Journées congolaises de théâtre pour et par la jeunesse (Joucoutej) à Kins­hasa. Nous avons participé au Recoth de Kinshasa, au Dramscof, à la Fiteb du Bénin, au Festival Jouthec de Pointe-Noire...

Quid de la tournée envisa­gée prochainement ?

Nous sommes dans une tour­née. C’est la Compagnie de théâtre Nkawu Yalankuwu qui va cir­culer. Elle a reçu le financement de l’Organisation Internationale de la Francophonie et de la Région Wallonne de Bruxelles. Aussi l’ap­pui moral de notre ministère pro­vincial de la Culture et de certains partenaires structures dans les lieux où nous allons nous retrou­ver. Quant au parcours, nous partons de Matadi aux alentours du 20 août. Nous serons d’abord à Kinshasa pour jouer à Kintambo/ Tarmac, à l’Ecurie Maloba/Bandal et puis aux Ciaj à N’Djili Ensuite, nous allons traverser le Congo­-Brazza-ville pour aller à Pointe­-Noire où nous allons jouer trois spectacles avant d’aller au Festi­val international du Théâtre du Gabon (Fithega). Après le Fithega, nous irons au Bénin, a Cotonou/ Porto-Novo, au Togo a Lomé et puis on pourra terminer au Burkina Faso, pourquoi pas en Côte-d’ivoire à Abidjan.

De quoi il sera question dans vos productions ?

Du spectacle, c’est vrai. La pièce est intitulée l’Envers du ciel. « Qui est une écriture de Pierrette Mondako de Brazzaville et une mise en cène d’Astrid Mamina qui est une grande artiste Rd congo­laise. Il s’agit d’un empereur qui n’a pas tenu ses promesses élec­torales et puis il y a eu un fou qui a rencontré un fantôme qui lui a transmis un message selon lequel les morts allaient revenir rencon­trer les vivants parce qu’il y a eu des accords avec l’empereur. Mais ce qui est bizarre c’est que Carmina, l’épouse de s’empereur avait fui son mari pour rejoindre Adje. C’est une histoire qui inter­pelle, qui bouleverse les conscien­ces ; qui relate l’inconscience d’une politique socio-culturelle.

Quel apport avez-vous déjà reçu du gouvernement provin­cial ?

Sur le plan apport pratique si­gnificatif, on n’a pas encore reçu grande chose à part rapport moral Mais nous espérons qu’avec une tournée comme celle-ci où réelle­ment nous allons vendre l’image de Matadi et du Bas-Congo, mais de la République démocratique du Congo, finalement de l’Afrique Centrale, peut-être que par un sur­saut « Ne-Kongolisme », nous pour­rons espérer que, peut-être ne fut ­ce que certaines rubriques de no­tre budget seront prises en charge par notre gouvernement provincial, et, nous avons déjà fait par rapport a ca, des formulations écules et nous attendons le feed­back.
Qu’avez-vous sollicité con­crètement ?

Nous avons évoqué notam­ment la prise en charge de la res­tauration qui ne coûte pas chère en Afrique de l’Ouest. Avec 10 $ ou 10 €, l’équipe peut se retrouver par journée. Et nous sommes cinq (5) à voyager par rapport à ça. Nous avons 49 jours de tournée.

Un mot de la fin

J’encourage la presse... J’en­courage les artistes à faire le lobbying. Parce que dans le lobbying on est une véritable so­ciété civile. Dans le lobbying on peut parler intégration régionale, valorisation de l’artiste. Mais en privé, en isolé, ça ne tiendra ja­mais. Et, c’est la presse qui doit nous aider... Donc, tenons-nous la main dans la main pour un ave­nir radieux, non seulement de la ville et de la province, mais aussi de notre pays...

(Milor/BT/PKF)

Charles Nguvulu/L’Observateur