La fermeture du camp a commencé en 2009 sur une base volontaire et surtout après une intense sensibilisation des déplacés, fait en collaboration avec le gouvernement du Nord- Kivu et les partenaires humanitaires
Les 500 dernières familles de déplacées internes du camp de Kibati I, qui est situé à environ 15 kilomètres au nord de Goma, ont, vendredi dernier, quitté volontairement le camp pour se rendre dans leurs villages d’origine. La fermeture du camp a commencé en juillet 2009 sur une base volontaire et surtout après une intense activité de sensibilisation des déplacés, faite en collaboration avec le gouvernement du Nord-Kivu et les partenaires humanitaires.
La population du camp avait le choix de se rendre dans un camp voisin, Kibati II, ou de rentrer dans son milieu d’origine. 200 ménages ont choisi d’être transférés à Kibati II se trouvant à trois kilomètres de Kibati I. La majorité, donc 500 ménages, a opté de rentrer dans le village natal, après avoir reçu une attestation de départ volontaire grâce à laquelle le kit d’assistance humanitaire sera délivré une fois dans la zone d’origine.
Le camp était établi en novembre 2007 et a accueilli, un an après, environ 65.000 mille déplacés suite au combat entre les FARDC et le CNDP dans la zone de Rutshuru et Nyiragongo. A cette époque, le camp était visité par plusieurs autorités étrangères, notamment par Mr. Bernard Kouchner, ministre des Affaires étrangères de la République française et Ban Ki-moon, secrétaire général des Nations unies. Depuis septembre 2007, le HCR a envoyé plusieurs équipes d’urgence et a mis en place une structure de coordination et de gestion des camps sur les sites autour de Goma accueillant des déplacés.
Actuellement, il reste encore six camps avec 60.000 personnes déplacées aux alentours de Goma et environ 60 sites dans le reste de la province. Le HCR estime qu’aujourd’hui plus de 200.000 déplacés continuent à vivre dans ces sites. « L’amélioration de la sécurité dans certaines zones du Nord-Kivu dans les derniers mois permet aux IDPs de retourner dans leurs propres villages. Cette situation a un nouvel impact sur la stratégie humanitaire qui va promouvoir le retour, la consolidation et la fermeture des camps, en respectant le libre choix de chacun, soit de rester dans les camps, soit de retourner », a dit le coordinateur du HCR pour les opérations à l’Est de la RDC, Karl Steinacker.
(TN/TH/Yes)
Hcr/Info/Le Potentiel