Au cours de l’échange de toasts avec le Premier ministre A. Muzito, la secrétaire d’Etat américaine a inscrit la bonne gouvernance, la corruption, les droits de l’homme comme des défis majeurs.
Le Premier ministre, Adolphe Muzito, a offert, lundi soir au Grand Hôtel Kinshasa, un dîner à la Secrétaire d’Etat Américaine aux Affaires Etrangères, Hillary Clinton, arrivée à Kinshasa en début d’après-midi pour une visite officielle de 48 heures dans notre pays. En réponse au toast du chef du gouvernement congolais, elle s’est réjouie des marques d’hospitalité lui témoignées et en a profité pour transmettre les chaleureuses salutations du président Barack Obama au peuple congolais.
Elle a réitéré, à cette occasion, l’engagement fort de son pays dans le réchauffement des relations entre les Etats-Unis et l’Afrique. Parlant singulièrement de la RDC, la patronne de la diplomatie américaine a relevé, comme d’autres « grands de la planète, notamment le président français Nicolas Sarkozy et le président du Fond Monétaire International, Strauss Khan, qu’elle regorgeait d’immenses potentialités et richesses. Les USA, a-t-elle promis, sont prêts à l’aider à réaliser ses promesses.
Notre pays, a-t-elle souligné, a besoin d’investissements mais il n’y a nécessité de changements profonds dans l’environnement des affaires, notamment la révision du cadre juridique, la revisitation des contrats, etc. Mais, les grands défis auxquels devraient faire face les gouvernants congolais, selon Hillary Clinton, sont la lutte contre la corruption, le respect des droits de l’homme, l’émergence de la bonne gouvernance.
On se souvient qu’en mars 2009, Nicolas Sarkozy avait parlé presque dans les mêmes termes. La Secrétaire d’Etat américaine a particulièrement insisté sur le retour de la prospérité en RDC, de manière que chaque fils et chaque fille de ce pays connaissent un avenir meilleur, grâce au partage équitable des richesses potentielles qui ne demandent qu’à être mise en valeur.
Dans son mot de bienvenue, le Premier Ministre Muzito a fait un bref rappel du processus démocratique qui a abouti à la mise en place d’institutions démocratiques en RDC. Les animateurs de ces nouvelles institutions, a-t-il signalé, se sont trouvés confrontés aux défis de la restauration de l’autorité de l’Etat, de la sécurité surtout dans la partie Est, de l’assainissement du climat des affaires, de la sécurité juridique et judiciaire, etc.
Des efforts constants sont déployés pour la reconstruction nationale, le renforcement de la collaboration avec les bailleurs traditionnels et les institutions financières internationales, la lutte contre la pauvreté, etc.
Quant à la problématique du réchauffement climatique, Adolphe Muzito a rappelé que la RDC, avec ses immenses réserves forestières et halieutiques, représentait l’espoir de la survie de l’humanité dans son combat contre les gaz à effet de serre. A ce titre, il a estimé que notre pays, de même que le Brésil, avait droit à des compensations financières de la part des grandes puissances industrielles du Nord, responsables de la pollution de la planète.
(TN/TH/Yes)
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