La santé de la reproduction demeure un problème crucial dans la province du Bas-Congo avec 80 cas de décès maternels enregistrés au 1er trimestre 2009 sur 33.688 accouchements contre 251 cas de décès maternels sur 47.345 accouchements pour l’ensemble de l’année 2008, renseigne le PNSR (programme national de santé de la reproduction) dans son rapport du mois de juillet 2009 parvenu le week-end à l’ACP.

Selon cette source, avec une complétude de 56,6% (soit la moitié à peine des 31 zones de santé ayant déposé leur rapport), ce taux représente un danger permanent pour la femme au Bas-Congo, dans la mesure où les normes sanitaires indiquent « qu’une femme qui accouche ne peut pas  mourir ».

Parmi les causes à la base de ces décès, le rapport du PNSR cite notamment l’hémorragie due à la déchirure de l’utérus ou de son col , les infections, la toxémie ou hypertension pendant la grossesse, l’avortement et l’accouchement difficile (dystocique), éléments qui sont générés par deux types de facteurs, notamment les « 4 trop » (grossesse trop rapprochées , trop nombreuses, tardives ou précoces) et les « 3 retards » ( de quitter la maison pour la structure médicale, de transport ou référence et de prise en charge).

Entre autres pistes de solutions, le PNSR préconisé l’organisation, avec l’appui des partenaires, des campagnes de sensibilisation et de formation sur la santé de la reproduction, la mise en place par les zones de santé des mécanismes de surveillance communautaire des décès maternels ainsi que la transmission en temps utile des rapports d’audits des structures de maternité à la hiérarchie.

(SM/Ern./Yes)

Acp