La nécessité d’accroître les capacités financières de l’INPP (Institut national de préparation professionnelle) a été exprimée par le vice-Premier ministre chargé de Besoins sociaux de base, Mobutu Nzanga, au cours d’une visite des ateliers de cette société mercredi à Kinshasa.

L’esprit pratique et la stigmatisation des petits métiers qu’offre l’INPP à tous les jeunes Congolais est une opportunité à saisir par le gouvernement qui doit réaffecter les fonds en faveur de la société d’Etat appelée à pallier les besoins en main d’œuvre locale qualifiée, a-t-on lu dans les propos du vice-Premier ministre.

On peut se servir de l’INPP dans la réorientation des jeunes dans les métiers professionnels, a soutenu M. Mobutu Nzanga pour qui le gouvernement va affecter les moyens financiers là où les besoins sont prioritaires.

Telle la requalification de la main d’œuvre jeune par l’INPP qui pourra résoudre le problème de recours à la technicité chinoise dans la reconstruction du pays, alors que cette entreprise (INPP) possède l’expertise, a fait remarquer M. Mobutu Nzanga.

La reconstruction du pays a besoin de la formation professionnelle, car cette reconstruction ne se fera pas avec les médecins ou les avocats, mais avec les hommes des métiers formés par l’INPP, a renchéri M. Mobutu Nzanga qui a promis le soutien du gouvernement à l’INPP.

La RDC doit parvenir à une autosuffisance alimentaire, à une santé pour tous et à des infrastructures viables, et l’INPP à la compétence d’accomplir cette mission en fournissant une main d’œuvre locale qualifiée, selon M. Mobutu Nzanga qui a salué la dynamique du travail observée à l’INPP.

L’ADG (Administrateur Délégué Général) de l’INPP, Maurice Tshikuya, a salué, pour sa part, la visite d’une haute autorité du pays dans son entreprise, en présence du ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale, Ferdinand Kambere.

M. Tshikuya a saisi cette opportunité pour exprimer au vice-premier ministre les contraintes de son entreprise. Celles-ci sont liées à la construction des nouvelles infrastructures à Kinshasa et en provinces afin de faire face à la formation professionnelle de la jeunesse.

(CL/PKF)

ACP