Le fait que l’Afrique du Sud demande un nouveau délai d’examen de son acceptation d’accueillir JP Bemba en liberté provisoire ainsi que l’a sollicité la CPI retarde cet élargissement provisoire du leader du MLC détenu à cette instance judiciaire internationale.
La République sud africaine a soumis, le 05 août 2009, une demande à la Cour Pénale Internationale (CPI) pour une prolongation du délai lui imparti en vue de soumettre ses observations sur les conditions éventuelles à l'hébergement de Jean-Pierre Bemba Gombo au cas où celui-ci bénéficierait d'une mise en liberté provisoire.
Selon le bureau de la CPI à Kinshasa qui livre l'information, le pays de Jacob Zuma sollicite une prolongation de ce délai jusqu'au 28 août prochain. On se souvient que ce sont les avocats de Jean-Pierre Bemba qui avaient introduit, début juillet 2009, une requête supplémentaire avec trois pays (Afrique du Sud, Allemagne et Italie) pouvant accueillir leur client en cas de mise en liberté provisoire.
Evidemment, les juges n'ont pas encore statué sur cette nouvelle requête sud-africaine pour la prolongation de son "temps de réflexion ". Ils ne peuvent le faire qu'après le 09 août prochain, à leur retour des vacances.
Même alors, on demeure sans nouvelle de la réaction d'autres pays à la requête de la Cour. Car, cette dernière, selon des explications fournies en son temps par les services de la CPI, ne pourra statuer qu'après avoir réuni l'ensemble des avis et observations des pays saisis.
Il y a quelques semaines, cependant, la presse locale et étrangère avait fait état d'une fin de non recevoir qu'auraient réservée les pays occidentaux sollicités pour un éventuel accueil de Jean-Pierre Bemba. On sait seulement que la Belgique a bel et bien rendu un avis défavorable, avançant des raisons sécuritaires.
Des sources avaient justifié ce refus par la bousculade qui s'était observée à Bruxelles lorsque JP Bemba avait effectué le déplacement de la capitale belge pour rendre un dernier hommage à son défunt père, Jeannot Bemba Saolona.
La terrible question que d'aucuns se posent sans le crier est de savoir ce qu'il adviendrait si aucun pays n'accepte d'accueillir et héberger Jean-Pierre Bemba. Pour certains observateurs, cependant, il est prématuré de se lancer dans ce genre d'interrogation aussi longtemps qu'on n'aura pas de garanti, ne fut-ce qu’une éventualité, d'abord, de sa mise en liberté. Ils estiment que le rythme d'accord ou refus des pays sollicités peut jouer psychologiquement sur les juges au moment fatidique de l'examen de la possibilité d'une mise en liberté. Le chemin est ainsi encore long pour Jean-Pierre Bemba.
(TH/GW/PKF)
JEK./Forum des As
Last edited: 08/08/2009 12:17:09