Des femmes et des jeunes gens exerçant le petit commerce au centre ville de Kins­hasa se plaignent des tracasseries dont ils sont l’objet de la part des éléments de la police nationale Sous prétexte de mener opération Kin Propre des policiers ravissent et cassent les marchandises de ces ga­gnes-petits. Rapporte radiookapi.net.


En certains endroits des policiers perçoivent carrément des taxes illici­tes chaque jour pour laisser vendre les petits restaurateurs communément appelés « Malewa ».

Depuis plus de deux semaines des policiers sillonnent le centre ville de Kinshasa pour casser des petites baraques selon la police le bourg­mestre de la commune de la Gombe ne veut plus voir des petits restau­rants de fortune au centre ville. Du coup, c’est la chasse ouverte à ces petites économies qui nourrissent plu­sieurs foyers kinois. C’est la désola­tion pour ces hommes et femmes qui se débrouillent. C’est triste parce que la plupart des femmes ici sont des épouses des fonctionnaires. Les fonctionnaires sont mal payés : 20 000 Fc, c’est l’équivalent de 20 USD. Leurs enfants, leurs familles vivent de la débrouille. Mais voyez vous-mêmes, on casse, on brûle, ce n’est pas bien. Il faut commencer d’abord à bien payer les fonctionnaires explique un homme.

Au-delà de ces tracasseries, un système s’est instauré

Des policiers passent chaque jour pour collecter de l’argent auprès de ces gagnes petits. Pour ceux ou celles qui ne donnent pas de l’argent, ils emportent des chaises et voire même de la nourriture qui finit, le plus sou­vent dans l’estomac des policiers af­famés. Les victimes citent surtout des policiers du bâtiment Regina, sur le boulevard du 30 Juin.

Le Colonel Kanyama, commandant de district de Lukunga appelle les vic­times à dénoncer ces policiers. En attendant, il n’y a qu’à faire un tour sur l’avenue des Aviateurs et derrière les Galeries présidentielles pour se rendre compte des pratiques de notre police nationale.

(Ern/GM/PKF)

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