L’écrivain belge Thierry Coosmans vient de publier aux éditions L’Harmattan de Paris un livre intitulé « Radioscopie des urnes congolaises ». Cet ouvrage de 224 pages, préfacé par Louis Michel l’ex-commissaire européen et personnalité qui s’est sérieusement investie dans l’organisation des élections au Congo démocratique, est une étude originale des élections en République démocratique du Congo.


Laquelle, basée sur une méthodologie rigoureuse, vise à fournir aux électeurs une analyse approfondie de la situation de la province jusqu’à la circonscription des résultats des élections présidentielle, législatives et provinciales en République démocratique du Congo.

Dans la première partie du livre intitulé «Les élections présidentielles, législatives et provinciales », l’auteur envisage dans une perspective globale, les principaux traits marquant de ces différents scrutins. Il prend comme exemple l’évolution du taux de participation.

Ici, l’auteur donne des chiffres : 70,51% au premier tour et 65,36 au second tour. Selon l’auteur, l’électeur congolais a été cohérent sur l’ensemble des scrutins.

La différence a essentiellement résidé sur deux principales cause, à savoir : les violences limitées entre Joseph Kabila et Jean-Pierre Bemba et aussi le ralliement d’autres personnalités aux deux premiers.

Sur ce point, l’auteur fait constater que pour le second tour, les électeurs n’avaient pas suivi le mot d’ordre donné de leurs chefs de file.

Cela se justifie dans le Bandundu où Gizenga était favori et avait récolté plus des voix au premier tour.

Quant au second, le 1/3 des voix a profité à Jean-Pierre Bemba, part égale avec Joseph Kabila qui, en réalité, devrait profiter dans l’entièreté à ce dernier.

Ce qui pousse l’auteur à dire dans la deuxième partie du livre intitulé «Analyse par composante politique » que les alliances étaient un «jeu de dupe », car ne respectant pas la logique du jeu électoral.

Il fait la comparaison entre les chefs de file et leurs plates formes. Sur ce point, l’auteur souligne que la dynamique Kabila n’a pas profité à ceux qui se réclamaient de lui.

L’exemple du Bas-Congo où au second tour Kabila a glané quelques voix de plus qu’au premier tour, le PPRD et l’AMP ont largement battu en retraite, même cas pour Jean-Pierre Bemba pour la partie Est du pays.

L’auteur se demande enfin ce qui a fait que Joseph Kabila puisse remporter les élections de 2006. Parmi les points, Thierry Coosmans parle de l’évolution du taux de participation.

Le fait de voir leur candidat échouer au premier tour, beaucoup d’électeurs se sont résignés à aller aux urnes, bien que le chef ait fait une quelconque alliance.

Le cas de l’Union pour la Nation dans les deux Kasaï. Les voix d’Oscar Kashala n’ont pas profité à Jean-Pierre Bemba.

Cette résignation s’est beaucoup fait remarquer du côté de l’Union pour la Nation.

Par rapport à l’AMP, le PPRD reste la première force possédant à lui seul près de 50 % d’électorat. La surprise, c’est les Forces du renouveau d’Olivier Kamitatu qui viennent tout juste après le PPRD avec près de 25% d’électorat, à la troisième place, c’est le MSR.

Ce livre s’avère profitable aux futurs candidats et électeurs en prévision des élections prochaines. Dans les ratés, l’auteur indique qu’aucune séance de rattrapage n’a été envisagée dans les différents états- major politiques pour les battus du premier tour.

(ErnBT/PKF)

Daddy Sumbu/Télé7/Le Potentiel