Le ministre provincial en charge de l’Energie, Sport, Jeunesse et Loisir de Kinshasa, Emmanuel Mangwana, a procédé, le lundi 27 juillet 2009, à l’inauguration d’un centre culturel des jeunes où ils seront à la fois informés sensibilisés aux dangers du Vih/Sida.

Oeuvre de l’ONG «Actions communautaires Sida/Avenir meilleur pour les orphelins (ACS)/AMO-Congo», ce centre vise à contribuer à la réduction de la transmission du Vih/Sida et de son impact socio-économique dans la ville de Kinshasa. Son siège est situé au croisement des avenues Kasa-Vubu et Birmanie, dans la commune de Ngiri-Ngiri.

Justifiant le choix de cette commune pour abriter le siège de cette ONG, son directeur provincial, Eric Mukaku, a fait savoir que cette entité est stratégique. Dans la mesure où elle permettra d’accueillir les jeunes venant de différentes communes environnantes. Notamment Kasa-Vubu, Kalamu, Bandalungwa et Bumbu. Pour atteindre son objectif, le centre est équipé d’un boxe conseuling, d’un cybercafé, d’une bibliothèque, de salles qui servent de bureautique, de formation et de prélèvement de sang.

Pour lutter contre cette pandémie du siècle, ce centre adopte la communication comme stratégie pour changer des comportements. Tout comme il sert de cadre aux conseils et au dépistage volontaire qui se fait sur place. Et ce, à travers la projection, chaque mardi et jeudi, des vidéo-forums sur le Vih/Sida en faveur des jeunes. Après la projection, ces jeunes passeront à un dépistage volontaire pour connaître chacun son état sérologique. L’ambassadeur de la Grande-Bretagne en RD Congo, Nick Kay, a été représenté à cette cérémonie par M. Albert Mundigayi, adjoint du conseiller chargé de la santé à la coopération internationale britannique (DIFID).

Il ressort du discours du diplomate britannique lu par son représentant à cette cérémonie que les résultats de l’enquête démographique et sanitaire réalisée en RDC prouvent que la prévalence de l’infection du Sida dans la population âgée de 15 à 49 ans est de 1,3 %. Tandis que l’enquête de séro-surveillance des femmes enceintes indique un taux moyen d’infection à Vih/ Sida de 4,1%.

Face à ce tableau inquiétant, la Grande-Bretagne, à travers la coopération britannique, s’est engagée depuis 2004 dans la lutte contre le Vih en RDC. Et ce, dans le domaine de l’harmonisation des interventions, notamment dans le renforcement de la coordination de la réponse par le biais de l’Onusida. « La jeunesse étant l’avenir du pays, elle constitue le pilier du développement pour demain. A ce titre, elle doit être saine et en bonne santé pour jouer pleinement son rôle », a averti Nick Kay.

La visite guidée des installations de ce centre a clôturé cette manifestation. Pour rappel, le centre culturel s’inscrit dans le cadre du projet Cahaac, un projet communautaire d’accompagnement psychosocial des personnes infectées et affectées par le Vih/Sida. Il bénéficie du soutien de l’ambassade de Grande-Bretagne en RDC.

(TH/SM/PKF)

Bienvenu Ipan/Le Potentiel