L’expertise de l’Institut national de préparation professionnelle (INPP) sollicitée par l’Abbé Malu Malu en sa qualité de coordonnateur du Programme de stabilisation et de reconstruction des zones sorties des conflits (STAREC) pour aider au reclassement social des ex-combattants de l’Est du pays
L’Institut national de préparation professionnelle (INPP) a reçu lundi un hôte de marque en la personne d’Apollinaire Muholongo Malu Malu. Non pas en sa qualité de président de la CEI (Commission électorale indépendante) ou de coordonnateur du Programme Amani, mais en celle de coordonnateur du Programme de stabilisation et de reconstruction des zones sorties des conflits (STAREC) ; une nouvelle structure récemment créée par le chef de l’Etat Joseph Kabila.
Conduit dans sa visite guidée par le ministre de l’Emploi, Travail et Prévoyance sociale Ferdinand Kambere Kalumbi, l’abbé Malu Malu était allé s’imprégner de ce que l’INPP réalise comme travail au quotidien. C’est ainsi qu’il a fait la ronde des installations de cet établissement public situées sur la 11ème rue Limeté.
Vers un partenariat avec l’INPP
Sortant de cette visite, le prélat catholique s’est dit très impressionné par la diversité des filières de formation qu’il a découvert au sein de l’INPP, établissement qu’il a qualifié d’outil très important à impliquer dans la mise en place du tout nouveau Programme qu’il coordonne, qui a pour mission la formation des ex-combattants récemment démobilisés aux métiers communautaires. En d’autres termes, a expliqué le coordonnateur du STAREC, il s’agit de conclure un contrat de partenariat avec l’INPP en vue de socialiser ces anciens membres des groupes armés à la vie normale. Un exercice qui passe inéluctablement par la formation professionnelle.
D’où, le rôle de l’INPF consistera à harmoniser les programmes de formation, renforcer les capacités professionnelles à disponibiliser les équipements à cette fin. Etant entendu que cette institution publique créée depuis maintenant 45 ans, a pour mission notamment la qualification professionnelle. A ce jour, l’Institut compte plus de 227. 000 stagiaires formés dans plusieurs domaines, tels l’électricité, l’électronique ; l’informatique la mécanique automobile pour ne citer que ceux-ci.
Au vu de la qualité du travail qu’abat l’INPP, qui a eu à former dans un passé récent d’anciens éléments des groupes armés dans le cadre du programme DDR, l’abbé Malu Malu a estimé que cet établissement sera l’un des centres de rayonnement pour les nouveaux combattants démobilisés.
D’après les chiffres fournis par l’abbé Malu Malu, le Programme Amani qui s’était concentré sur 22 groupes armés avait eu à dénombrer 20.666 éléments armés sortis des brousses, dont 6.600 du CNDP ; 5.500 Mai-Mai ainsi des éléments des Fardc non identifiés. Les uns et les autres ont été soumis à la biométrie, question de bien les identifier. Et c’est au nom de la restauration de l’Etat que le chef de l’Etat a pensé pouvoir créer le STAREC, programme dont Apollinaire Malu Malu à la modeste tâche de préparer le cadre de mise en place et concerne plus précisément les éléments venus du Bas-Uélé, d’Ituri ; du Nord et Sud Kivu du Maniema et du Nord-Katanga.
« A la demande du chef de l’Etat et du premier ministre, j’ai le devoir de présenter cette nouvelle vision du Starec », a souligné le coordonnateur de ce programme qui attend des responsables de l’INPP d’amples informations sur la manière dont ils comptent pouvoir oeuvrer eux aussi à la mise en oeuvre de ce nouveau programme.
L’INPP prêt à faire face
Très attentif à la demande formulée par l’abbé Malu Malu, l’Adg de l’INPP Maurice Tshikuya Kayembe, accompagnés des membres du comité de gestion et des ingénieurs maison, a assuré que l’établissement public qu’il dirige est suffisamment outillé pour faire face aux attentes du Starec.
(DN/PKF/GW/Yes)
Germain Kadima/Le Phare