La victoire du président congolais Denis Sassou-Nguesso à l’élection présidentielle du 12 juillet dernier a été définitivement confirmée par la Cour Constitutionnelle du Congo-Brazzaville, la plus haute instance judiciaire du pays.
La Cour constitutionnelle de la République du Congo (Brazzaville) a annoncé samedi avoir rejeté l'ensemble des recours déposés contre la réélection pour un nouveau septennat du président Denis Sassou-Nguesso vainqueur par 78,6% des voix.
Les radios périphériques captées à Kinshasa ayant rapporté la nouvelle ont indiqué, suivant la déclaration faite à ce sujet à la presse par M. Gérard Bitsindou, président de la Cour, que celle-ci « ayant examiné les allégations formulées sur des demandes dépourvues de substance et hors de propos », a simplement rejeté ces plaintes.
Les candidats de l'opposition Clément Mierassa, Mathias Dzon, Bonaventure Mizidy et Guy-Romain Kinfoussia avaient été rejoints par l'indépendant Jean-François Tchibinda Kouangou dans leur recours.
Ils ont qualifié la victoire de Sassou-Nguesso de coup d'Etat électoral, et dénoncé des manipulations des listes.
L'Union européenne, qui n'a pas envoyé d'observateurs, a déploré l'absence de réformes électorales notables depuis les élections de 2002, également marquées par des plaintes de l'opposition. Les observateurs envoyés par l'Union africaine ont en revanche estimé que le scrutin avait été transparent.
Le président Denis Sassou-Nguesso est arrivé au pouvoir pour la première fois en 1979 à la force d'un coup d'Etat, avant de perdre des élections en 1992, puis de revenir au pouvoir en 1997 après une guerre. Les quelques tentatives de manifestations contre les résultats ont été rapidement étouffées par les forces de sécurité.
(DN/Yes)
MMC