Le monde cinématographique congolais sera bientôt enrichi par de nouvelles séries du film dénommé « La Fleur Effleurée » qui se trouve être en préparation à Paris.
 Il s’agit au fait d’un document fiction relatant l’histoire des six adolescents atteints d’une psychose et d’autisme.

Mais, suite à un pouvoir surnaturel, ils sont devenus des journalistes et reporters à travers le monde, ainsi ils retracent dans leur journal toutes les rencontres qu’ils ont eues dans ce long voyage.


Formé dans l’éducation spécialisée, son auteur réalisateur Hervé Manoka, s’efforce à faire découvrir et comprendre certaines différences, changer le regard trop souvent indifférent ou hostile porté sur les personnes souffrant d’un handicap dans un esprit cinématographique.

Très passionné pour le cinéma, le jeune cinéaste congolais Hervé Manoka bien rôdé dans l’audiovisuel, possède une très bonne écriture de scénarios, en tout cas il ne manque pas d’idées : son répertoire est intarissable enrichi d’un goût prononcé pour l’art en général notamment dans les domaines de la peinture, de la photographie, de la musique … Bien que parisien, Hervé Manoka se dit « Enfant du monde ».

Car il ne s’intéresse pas seulement à sa communauté mais à « l’être humain » en considérant l’Afrique comme son parent biologique et la France sa seconde patrie comme son parent adoptif et porte dans son cœur et sur ses épaules ce continent qui lui a donné la vie, et ce pays qui lui donne beaucoup d’assurance. Il compte pour cela descendre dans les prochains jours à Kinshasa en vue d’en assurer la promotion et se trouve être en quête d’un producteur et d’un distributeur consciencieux.

Point de vue de l’auteur…

Joint au téléphone, Hervé Manoka a expliqué à l’Avenir, les motivations qui lui ont poussé à réaliser cette œuvre en ces termes : « L’inspiration de « La Fleur effleurée » m’est venue suite à des éléments déclencheurs dans la prise en charge des personnes atteintes d’un handicap dans le sens large du terme, au sein de la société.

En pratiquant et en donnant des cours de théâtre à ces derniers, ils n’ont témoigné leurs visions sur leur handicap et la différence sous un regard artistique proche de la réalité » a-t-il révélé.

Avant de faire remarquer par la suite que cela a fait l’objet de plusieurs années de réflexion, de conception à partir d’un sujet réel, et des recherches par des visites de plusieurs établissements d’accueil surtout des personnes handicapées.

Résumé du film « La Fleur effleurée ».

Dans une médiathèque en région parisienne, six adolescents handicapés mentaux de tous âges et de différentes origines nommés Maxime, Marcus, Tony, Amine, Jamal et Sarra, participent à l’atelier journal, animé par leurs deux éducateurs, d’une trentaine d’années, Thomas et Stéphanie.

Ils ont coutume de se réunir trois fois par mois pour préparer le journal destiné à leur foyer spécialisé et des divers établissements en France, au Sénégal et au Canada. Le journal baptisé « La Fleur Effleurée » a pour objectif de relater les faits et les événements qui émaillent la vie quotidienne de personnes ayant un handicap.

Ils ont pour mission journalistique de transmettre les pensées, les souhaits et le vécu des différentes personnes handicapées de leur structure et de plusieurs établissements spécialisés autour de diverses activités culturelles, durant les quatre saisons de l’année.

Thomas et Stéphanie aident les six reporters à créer et à commenter une rubrique de faits divers qui est distribué et lue par l’ensemble de l’équipe pluridisciplinaire du foyer. Maxime, Marcus, Tony, Amine, Jamal et Sarra ne sont pas des reportes comme les autres, ils ont un point commun, comme des anges, ils ont la faculté de communiquer et de comprendre tous les résidents du foyer. Les Reporters peuvent également recueillir des messages et communique avec les résidents ayant un problème de langage.

(Ern/BT/PKF)

Franck Ambangito/L’Avenir