Loin d’être une simple visite d’inspection, la descente du Premier ministre à l’Hôpital général a abouti à un audit qui sera effectué par l’Inspection générale des Finances.
Voila que l’encre de la lettre du Chef de l’Etat n’a pas encore séché que le Premier ministre Adolphe Muzito, répond déjà positivement au Chef de l’Etat. Non pas en lui écrivant une lettre, mais en traduisant en acte, les recommandations du Raïs. Ainsi donc, le Premier ministre, a choisi le secteur de la santé que le Président de la République inscrit parmi les priorités de son quinquennat.
Dans l’ensemble des actions qu’il entend entreprendre dans ce secteur, le Premier ministre a commencé par une visite hier, de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, ex-Hôpital Mama Yemo. Un choix qui ne relève pas d’un pur hasard, quand on sait que dans l’opinion, l’Hôpital général de référence de Kinshasa, le plus important de la capitale, n’a malheureusement pas une bonne renommée.
Loin d’être une promenade de santé, la visite du Premier ministre à l’ex-Mama Yemo a débouché sur une réunion de service avec le staff dirigeant de l’hôpital. Après qu’il a religieusement entendu les responsables et les délégués syndicaux, Adolphe Muzito n’est pas allé par le dos de la cuillère pour recommander l’amélioration de la gestion des finances de l’hôpital, avec le concours de l’Inspecteur général des finances.
Ce n’est pas tout. Le chef de l’Exécutif congolais a aussi exprimé sa volonté de réformer le cadre juridique de l’hôpital, en vue de lui permettre de mieux assurer le service public. Tout en recommandant une gestion rationnelle des infrastructures de l’hôpital, Adolphe Muzito a rappelé à ses interlocuteurs, le credo du Chef de l’Etat. « La matérialisation des cinq chantiers, notamment la santé, comporte une double exigence de gestion rationnelle et de réhabilitation matérielle des ouvrages. Suivant la vision du Chef de l’Etat, la santé est prioritaire.
C’est pourquoi, en tant que chef du Gouvernement, nous sommes venu nous rendre compte des infrastructures et de la gestion de l’Hôpital général de référence. Malheureusement, la comptabilité de cette structure sanitaire est boiteuse. Elle ne répond pas aux normes édictées par la comptabilité publique comme nous venons de le constater avec son médecin directeur, Dr Diabeno. Raison pour laquelle, le Gouvernement vient de demander à l’Inspecteur générale des finances de diligenter un audit au sein de cette institution », a déclaré le Premier ministre.
Quant à son entretien avec la délégation syndicale, Adolphe Muzito déclare qu’ils ont trouvé un compromis en vue de l’amélioration des conditions socioprofessionnelles de l’ensemble du personnel. « Je voudrais vous assurer que votre gouvernement prendra sa part de responsabilité pour que cet hôpital s’acquitte de son devoir, celui d’assurer un meilleur service à la population », a encore dit le Premier ministre qui a bouclé la première étape de sa tournée par la visite de la Clinique Ngaliema.
Dans sa tournée, Adolphe Muzito s’est fait accompagner de quelques membres de son gouvernement ayant une implication directe ou indirecte dans le bon fonctionnement de cet hôpital. Il s’agit, entre autres, de MM. Athanase Matenda Kyelu, Augustin Mopipi, Olivier Kamitatu et Barthélemy Botswali, ministre respectivement des Finances, de la Santé, du Plan et des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité. A ces membres de l’Exécutif central, s’ajoutent tout naturellement MM. André Kimbuta et Batubenga Mbayi, gouverneur de la ville de Kinshasa et Inspecteur général des Finances.
Des factures de 189 millions de Fc, apurées
Parmi les retombées positives de sa visite à l’Hôpital général de référence de Kinshasa, Adolphe Muzito a, au nom du gouvernement de la République, apuré un certain nombre de factures d’hospitalisation de 67 malades dont le total à payer s’est chiffré à cent quatre-vingt-neuf millions de Francs congolais (189.000.000 FC). En s’engageant à payer cette bagatelle, le gouvernement, par le biais du Premier ministre, reste ainsi dans la logique du Président de la République, celle de doter la RDC des infrastructures sanitaires dignes de ce nom.
Certes, un tel montant ne pourrait peut-être pas suffire pour répondre aux multiples besoins de l’Hôpital général de référence de Kinshasa, notamment en équipements. Néanmoins, il est un supplément important, d’autant plus qu’il appartient à l’hôpital de générer des recettes nécessaires pour son meilleur fonctionnement. Cela ne peut être possible que grâce à une bonne gouvernance.
(TN/TH/GW/Yes)
Laurel Kankole/Forum des As