La nouvelle de la désin­tégration de  « Rubil Africa » du Katanga a suscité une vive émo­tion partant de Lubumbashi où la troupe a pris racines, jusque dans les milieux kinois du théâ­tre.

Il nous revient que de nombreux fans avaient parié que le comité de gestion, nouvellement en place à la Générale des car­rières et des mines (Gécamines), permettrait une consistance de la troupe.


Car à l’origine, indique la source, la troupe est administrativement tenue par la direction des Affai­res sociales de cette entreprise minière.

« La troupe n’a pu subsister à l’exode des talents, un choc survenu après une série de démêlées entre artistes.

Pour­tant, la troupe dont la côte était au meilleur de son palmarès à l’Alliance franco-congolaise de la ville de Lubumbashi, courrait encore du succès.

Des comé­diennes et comédiens de renom avaient apporté du tonus à une base déjà existante composée des employés de la Gécamines. Cette fusion a si bien fait son temps que la troupe restera encore de longs jours dans la mémoire collective des  Likassiens en particulier (...),a témoigné un amateur du théâ­tre en séjour à Kinshasa.

Le public kinois du théâtre a décou­vert les talentueux de cette troupe en mal de l’année der­nière. C’était à l’occasion du fes­tival annuel de Journées congo­laises du Théâtre pour et par l’enfance et la jeunesse, Joucotej.

A cause de cette fission, les acteurs et actrices n’auront pas figure dans le Répertoire des Arts de la Scène de la RD Congo. Ce manuel de 297 pa­ges élaboré en 2008 par la Compagnie Théâtre des intrigants (CTI). Le répertoire s’adresse aux opérateurs culturels : les acheteurs, les producteurs, les diffuseurs, les tourneurs, les tourneurs, les organisateurs et autres promoteurs de specta­cles.

Il intéresse également les chercheurs, les animateurs so­cioculturels, les étudiants, les gestionnaires de la culture, les ambassades, les organisations bilatérales et les institutions multilatérales. Outre l’introduc­tion, le répertoire est subdivisé en-deux grandes parties : 1. la présentation des structures par provinces  s’étendant sur trois chapitres 2  la  présentation des   articles par province, en trois chapitres également.

Dans l’histoire, le dé­clin succède habituellement à l’ascension. Les historiens pré­sument que les nations, les structures comme les organis­mes biologiques, croissent, puis vieillissent et s’atrophient.

Mais le déclin peut être le prélude de la renaissance (...) », a dit le professeur de science politique à Los Angeles, l’Améri­cain Richard Rosecrance. Il est l’auteur de l’ouvrage intitulé Economic Resurgence : A Bold New Strategy, publié en 1990.

Comme on le comprend, la troupe théâtrale chère à la Gécamines se désintègre, cer­tes, mais le mal pourrait s’avé­rer nécessaire. Elle pourrait servir de bois mont d’ou germeraient d’autres jeunes talentueux pour marquer, le cas échéant, un autre courant de pensée.

Pour l’heure, les mo­ments vécus restent dans les souvenirs. A l’exception de la Compagnie Théâtre national, Rubil Africa confirme la règle selon laquelle les troupes con­golaises souvent se désintè­grent à mi-parcours. Cette Ca­ractéristique commune les em­pêchant, du fait même de conquérir publics salles mythiques au niveau international.

(Milor/BT/PKF)

Payne/L’Avenir