Digitalcongo.net 3.0

Home
Bonjour | 06/09/2010 4:04 | English Make DC Home page | RSS feed

Actualite RDC

International

Services

NEWSLETTER 'Basango'
CONNEXION Nom d'utilisateur Mot de passe Rappellez-moi | Vous avez oublié votre mot de passe? | Déjŕ inscrit?

Global Witness : haro sur le baudet !

Kinshasa, 24/07/2009 / Politique
Dans les mines du Kivu, l’Ong internationale Global Witness dénonce l’exploitation des civils par des hommes armés et demande au gouvernement congolais de mettre fin à cette situation.

mineursDans le récent rapport que vient de publier le 21 juillet l’Ong internationale Global Witness spécialisée dans la lutte contre le pillage des ressources naturelles dans les pays en développement, Carina Tertsa Kian, responsable du programme Rdc dans cette organisation, précise que ce rapport, basé selon une enquête menée par son Ong sur le terrain, affirme que les zones minières des deux provinces du Kivu sont si militarisées que le fusil y est roi, et que ces exploitations illicites se déroulent sous sa protection.

Quelle pertinence accorder à ce rapport ? Que penser globalement des recommandations, hardies à l’endroit du gouvernement congolais mais timorées contre les « gouvernements européens et autres bailleurs de fonds », que Carina Tertsa Kian ménage visiblement pour des raisons évidentes qui n’échappent à personne ?

De prime abord, on peut se réjouir de constater ce brin d’honnêteté intellectuelle qu’il faut reconnaître au rédacteur de ce document qui avoue que « le commerce de ces minerais se fait à l’échelle internationale ». Bravo ! Mais alors si telle est la donne, Global Witness aurait été mieux inspiré de pousser sa logique à fond en demandant à la communauté internationale d’aider le gouvernement légal de Kinshasa pour que, une fois pour toutes, il vienne à bout de cette pègre qui impose la loi de la poudre dans cette partie de son territoire soumise à un état d’insécurité récurrente.

Car à notre avis il est inconséquent et irrationnel de demander à un gouvernement de mettre fin à une situation dont les tenants et les aboutissants lui échappent, sans lui donner les moyens de le faire efficacement. Devrions-nous à l’occasion rappeler à cette Ong que, depuis près d’une décennie et demie, la République démocratique du Congo est sous embargo en ce qui concerne les importations d’armes et de munitions ? Il est immoral de lui demander de faire plus qu’elle fait, et ce en utilisant des expédients.

Au demeurant il nous semble que Carina Tertsa Kian a manqué d’être informée par ses prédécesseurs à la tête de Global Witness pour la Rdc que son organisation qui n’a pas inventé la roue n’ignore certainement pas que le gouvernement de Kinshasa a été le premier à dénoncer à son temps la militarisation à outrance des zones minières des deux Kivu par les groupes rebelles hutus rwandais et autres exploitants qui y travaillent pour le compte de gros intérêts et de commanditaires dont beaucoup se retrouvent dans les arcanes du pouvoir à Kinshsa, à Bukavu et à Goma.

Ces gens, dont aucune fibre patriotique ne vibre dans leur âme sont des traîtres à la cause nationale. Ils sont bel et bien connus des services qui suivent de très près leurs faits et gestes. Un jour ou un autre, ils finiront bien par rendre compte de toutes ces activités anti-patriotiques juteuses et criminelles qu’ils mènent soit directement, soit par personnes interposées dans les mines du Kivu. Dans tous les cas, la preuve est depuis longtemps faite, et bien avant même que Global Witness ne prenne pied en Rdc, que des intérêts économiques étrangers et nationaux opèrent dans ces zones sous le couvert des armes. C’est ce qui a fait dire à Lambert Mende, en réaction à ce récent rapport que Global Witness « enfonce une porte ouverte, car le gouvernement ne cesse de le répéter depuis des années ».

Le Congo, a encore rappelé le ministre de la Communication et Média « est victime de ses richesses. Ces gens, ainsi que le dit le président JKK, veulent piller nos richesses, en complicité avec certains compatriotes, qui peuvent même être dans nos institutions ».

Aussi, au lieu de tournoyer comme d’habitude autour du pot tout en se voilant pudiquement la face, au lieu de ne se borner qu’à demander  « aux gouvernements européens et autres bailleurs de fonds de refuser d’acheter des minerais, s’il s’avère qu’ils proviennent des groupes armés » comme elle l’a pieusement fait dans sa recommandation, dans son prochain rapport Carina Tertsa rencontrera mieux les attentes du peuple congolais et de son gouvernement si elle va droit au but dans la formulation des recommandations claires et sans détours pour résoudre la quadrature du cercle en ce qui concerne la présence des gens qui pillent les ressources naturelles de la Rdc dans les mines du Kivu.

Il suffit qu’elle se pose la question suivante : « Que veut le gouvernement congolais et son peuple » ? Et la réponse coulera de source : ils n’attendent de la communauté internationale que son implication tous azimuts et sincère à la Rdc pour l’aider à ramener la paix à l’Est du pays où deux rébellions étrangères sensées se battre contre les régimes en place dans leurs pays respectifs se donnent un malin démoniaque de piller, de voler, de violer et de massacrer les populations congolaises dans les localités où elles écument.

D’ici là, les Forces armées de notre pays appuyées par les éléments de la Monuc sont à pied d’œuvre sur le terrain, lancées dans une vaste opération militaire qui n’aura de fin que lorsque seront totalement mis hors d’état de nuire tous ceux qui « utilisent les populations civiles dans ces zones hautement militarisées ». Parce qu’en toute bonne logique, lorsque cessera la guerre, la militarisation du secteur minier s’estompera aussi bien que cessera le mariage entre le fusil et ces zones libérées de leurs pilleurs.

Mais tant que toutes ces prétendues Ong se borneront à compter le nombre de victimes des violences et de cases incendiées dans les brousses congolaises, aussi longtemps qu’elles ne se départiront pas de leur servilité vis-à-vis des organisations internationales pourvoyeuses de leurs moyens d’action, il est à craindre que la route qui mène la République démocratique du Congo vers la paix soit encore longue.

(DN/CV/Yes)

Clément Vidibio/MMC



Last edited: 24/07/2009 12:59:08

Avenue Kabasele Tshiamala No 21 (Ex. Avenue Flambeau No 4)
Kinshasa/Gombe, RD Congo
E-mail: lettres@digitalcongo.net, relapub@digitalcongo.net
Tel.: +2438941010; Fax.:+1 801 665 1067

© 2000 - 2010 Multimedia Congo s.p.r.l.