« L’or noyé de Kamituga » continue à susciter des passions auprès des cinéphiles congolais. Ce film s’érige en devoir de mémoire face à la situation chaotique qu’a traverse cette communauté congolaise de l’Est au plus fort des conflits.

Toutefois certaines réalités évoquées dans ce film restent encore présentes telles que l’insécurité à Kamituga. A chaque projection de ce film, les larmes de certains compatriotes ont coulé au point quelque part d’attiser la haine sur la sale besogne des occupants lundi.


Comme dans un feuilleton de Farwest où le méchant sème la terreur, ou la société réclame un justicier. C’est le sort des habitants de la cite de Kamituga. Ceux-ci attendent larme aux yeux de Kinshasa une solution rapide à leur tragédie. A en croire les témoignages des habitants de observateur de la Monuc ne semblent pas atteindre cette zone enclavée et tenue du reste aux bouts du Kalachnikov par des chefs de guerre.

C’est le prix de la guerre, de l’abandon de l’autorité, de l’inattention de la communauté internationale à cette misère.

Pour la petite histoire, ce film co-produit par la Rtbf sous la touche du réalisateur Yvon Lammers et du journaliste Colette Braeckman présente l’état actuel de Kamituga. C’est une cité minière de la province du Sud-Kivu à 180 Km de Bukavu.

Lammers et Braeckman traitent de l’exploitation des richesses de Kamituga à savoir l’or et le diamant par les seigneurs de guerre depuis 1996.

La situation que traverse Kamituga en ce jour, remonte de la période de guerre marquée par l’entrée de l’Afdl.

L’histoire de Kamituga et de la société minière du Kivu (SominKi) renseigne que cette cité a été convoitée parle Rwanda au profit de chefs de guerre.

A ceux-ci revenaient le pouvoir de contrôler la cité pendant la voix, de ceux qui au pied des montagnes de l’Est de la Rd Congo crient aux autorités congolaises de leur garantir la sécurité dans leur cite.

Le Même cri d’alarme de la population appelle sur un front à la scolarisation des enfants de Kamituga. Ceux-ci ont abandonné les sentiers des écoles pour se transformer en creuseurs dans la mine à l’or noyé. Sur un autre front, celui-ci dénonce les atrocités de leur gent féminine.

Pour les auteurs de ce film, cette oeuvre offre tout simplement une opportunité aux habitants oubliés de Kamituga de s’exprimer...

L’œuvre immortalise en devoir de mémoire non seulement la convoitise exprimée à l’époque par des pays voisins de la RD Congo et leurs allies locaux, mais également la faiblesse et les contradictions du pouvoir de Kinshasa, la résistance de travailleurs abandonnés. Pour Yvon Lammers et Colette Braeckman. Kamituga, c’est le Congo en miniature.

(Milor/BT/PKF)

Saint Hervé M’Buyi/Uhuru