Selon des témoins oculaires, le drame a été occasionné par une femme qui préparait des beignets et qui a laissé par imprudence l’huile au feu.
Les ménages dont les habitants ont été calcinés le week-end dernier au quartier Mabanga-Sud de la ville de Goma, chef-lieu de la province du Nord-Kivu, sont dépourvus d’abri jusqu’à ce jour.
La triste nouvelle a été confirmée mardi par Radio Okapi. A en croire cette source, les autorités locales ont déclaré qu’elles ignoraient encore les circonstances de cet incendie qu’elles qualifient de drame social.
« Pour l’instant, les sinistrés passent la nuit à la belle étoile » a affirmé la source, ajoutant que ces victimes ramassent des tôles et des planches épargnées par la rage du feu, sur le site du drame.
Cette scène de détresse et de désolation se déroule sur les avenues Kinshasa et Industrielle du quartier susmentionné, où une centaine de ménages ne sait à quel saint se vouer, après avoir regardé impuissants les flammes de l’incendie qui a dévoré leurs maisons samedi 18 juillet dernier.
Le feu a attaqué sept parcelles abritant, selon les enquêtes, cent dix portes. Les chefs des deux avenues concernées par le drame ont témoigné qu’une femme qui préparait des beignets avait, par inadvertance, laissé de l’huile au feu qui s’est amplifié.
L’intervention des sapeurs-pompiers de la Monuc n’a pas aidé à maîtriser l’ampleur de l’incendie qui, nul ne sait comment, a entamé le dimanche matin, une partie de l’Ecole primaire Mikeno.
Ce sinistre s’ajoute à celui enregistré il y a une semaine au quartier populaire Birere où mille maisons ont été calcinées.
Il est le septième drame de grande envergure survenu cette année dans la ville de Goma, et n’a pas causé de perte en vies humaines.
Au moment où l’opinion attend voir les autorités locales annoncer et appliquer un programme d’assistance urgente aux sinistrés, ces dernières se sont uniquement contentées de faire des déclarations.
Pareille attitude n’est pas de nature à soulager la détresse des victimes pendant cette période de la saison sèche caractérisée par une fraîcheur que personne ne peut braver, surtout en ce qui concerne les enfants à bas âge.
En outre, les autorités urbaines de Goma ont le devoir d’équiper leurs entités administratives en véhicules de lutte anti-incendie prêts à secourir leurs administrés au moment opportun.
Cette recommandation vaut son pesant d’or dans toutes les villes et provinces de la République démocratique du Congo, y compris la ville de Kinshasa dont le quartier général de la police d’incendie ne dispose que d’un nombre très réduit d’engins spécialisés, pour vingt-quatre communes réparties sur une superficie aussi large que celle de certains pays de la planète.
A ce point de vue, la meilleure stratégie de prévention et de lutte contre l’incendie consisterait à doter chaque quartier du pays, chaque aéroport, chaque grand marché, bref, chaque site sensible, d’un nombre suffisant de véhicules et outils appropriés.
(TN/Milor/GW/Yes)
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