Le général Gaye, qui qualifie de provocation l’attaque par les Fdlr d’une position de la Monuc à Mwenga, affirme que cela mérite une riposte rigoureuse.
Le commandant de la Force de la Monuc, le général Babacar Gaye (voir photo ci-contre) a menacé à Bukavu les rebelles hutu Rwandais des Forces démocratiques de libération du Rwanda (Fdlr) qui ont attaqué lundi une position de la Monuc à Mwenga dans le Sud_Kivu le général Sénégalais qui a qualifié cette attaque de provocation affirme qu’elle nécessite une riposte rigoureuse ». Loin d’être une leçon donnée ou recommandée au gouvernement congolais sur la manière de mettre fin à l’insécurité créée par ces rebelles dans l’Est, Kinshasa est très en avance.
Cette capitale s’investit dans tous les moyens nécessaires de combattre, ces différents criminels, notamment les Fdlr. En dehors de la stratégie (militaire), la diplomatie est également activée dans ce sens. La rencontre à Goma des ministres de la Défense de la Communauté économique des Pays des Grancls lacs (Cepgl) rentre dans cette logique. Ces assises ouvertes hier ont été précédées de la réaction énergique du ministre Congolais de l’information et des médias, Lambert Mende Omalanga au sujet de cette attaque des Fdlr à Mwenga.
Visant le communiqué du chef des Fdlr, Callixte Mbarushimana, qui confond intentionnellement l’opération « Umoja wetu » à « Kimia II », le ministre Congolais a déploré le fait que ce document ait été émis » à partir d’un pays ami de la Rdc (...). « Plus, ce pays » (...) manifeste régulièrement sa sincérité dans la volonté de nous aider à résoudre nos problèmes que la rebellion gère et revendique ses actions criminelles contre le peuple congolais », ajoute-t-il. Aux différents pays qui « (...) hébergent les chefs des Fdlr (…) la nécessité d’une union sacrée contre le terrorisme et à l’obligation de réserve à laquelle sont sensés être astreints les opposants qui résident chez eux ».
Ce qui rejoint aussi la préoccupation des 3 ministres de la Défense en concertation sur le renforcement de la sécurité dans leur sous région. Et nombre de points qui seront traités au cours cette concertation convergent effectivement sur la question des Fdlr dont la menace pèse aussi bien sur la Rdc et le Rwanda, mais aussi sur le Burundi. Ces pays multiplient pareilles rencontres qui visent le renforcement de la sécurité et la consolidation de la paix dans cette partie de l’Afrique bien avant l’attaque du 13 juillet du poste de la Monuc par les Fdlr.
Malgré la malencontreuse coïncidence de l’enchaînement des faits, la vigoureuse riposte contre les Fdlr demeure une préoccupation permanente des autorités concernées. Et l’appui affirmé par la Monuc dans l’opération « Kimia ». Il était salué par tous. Les Fdlr vont combattre par tous et pour moyens.
(DN/Milor/GW/Yes)
L’Avenir
Last edited: 18/07/2009 17:19:25