Dans le cadre de cette campagne, il a été procédé à l’échange du matériel produit pour la campagne entre Mgr Nicolas Djomo (Cenco) et Antipas Mbusa, ministre en charge de la Décentralisation.
Mgr Nicolas Djomo et M. Antipas Mbusa Nyamwisi, respectivement président de la Conférence Episcopale Nationale du Congo (Cenco) et ministre de la décentralisation et aménagement du territoire, ont signé, le 14 juillet 2009 au centre Catholique Nganda, un protocole d’accord. Ce document porte sur la campagne nationale de sensibilisation, d’information et de formation des acteurs étatiques et non étatiques sur le processus de décentralisation en Rd-congo.
Cette cérémonie s’inscrit dans le cadre de la continuité d’un engagement constant et concret de l’église catholique au service de la population Congolaise. Temps fort : échange du matériel produit pour la campagne entre les deux personnalités.
Pour le président de la cenco, la signature de ce protocole d’accord de partenariat entre la Cenco et le ministère de la Décentralisation et Aménagement du territoire apparaît comme une réponse du gouvernement de la Rd-Congo à l’appel de la Cenco. L’Eglise, a-t-il fait savoir, comprend sa mission évangélisatrice comme conjointement et intrinsèquement liée à la promotion humaine.
C’est ainsi que depuis l’époque des valeureux missionnaires qui ont évangélisé la terre congolaise, les missions comme lieux d’annonce de l’évangile de Jésus, ont été en même temps des foyers de développement intégral où les droits à l’éducation et à la santé notamment étaient assurés aux populations.
Après les élections, a-t-il noté, la Cenco poursuit ce travail d’éducation civique comme une éducation aux valeurs chrétiennes et républicaines fondamentales en mettant un accent sur la participation des citoyens à la gouvernance locale et à la lutte contre la corruption. C’est ainsi que la Commission Episcopale Justice et paix (Cejp) a développé le programme Gouvernance participative.
Ce programme a permis de mettre en place 2518 Comités Locaux de Gouvernance Participative (Clgp) qui constituent des cadres apolitique à travers lesquels les populations organisées à la base exercent leur droit et devoir de participer au développement de la nation.
Mais auparavant, il a souligné que la commission vient de produire un matériel axé sur la décentralisation politique, administrative et financière sur base de la constitution et des lois d’accompagnement de la décentralisation déjà promulguées. En plus, elle a formé des formateurs diocésains sur la décentralisation dans les 47 diocèses du pays.
Dans un proche avenir, elle s’occupera de la formation d’au moins 4.419 animateurs accompagnateurs des Clgp, en raison de 3 animateurs par paroisses pour 1.473 paroisses du pays. Il y a lieu de préciser ici que la collaboration entre la Cenco et le ministère de la décentralisation est un processus conforme aux grandes options de la doctrine sociale de l’Eglise dont les principes de subsidiarité, de solidarité et de participation sont le fondement de l’action d’Eglise dans ce partenariat.
Car la Cenco estime que la décentralisation pourra permettre le développement local et obliger les autorités à être plus responsables de leur gestion auprès de la population, dans les limites de leurs compétences constitutionnelles respectives.
Dans son allocution, le n° 1 du ministère de la Décentralisation et Aménagement du territoire a invité les confessions religieuses et corporations de la société civile ainsi que les partis politiques à se joindre à cette initiative pour la vulgarisation et la sensibilisation sur le processus de la décentralisation dont la réussite entraînera le développement et donc le mieux être de chacun.
(TN/PKF/Yes)
Doudou Esungi/L’Avenir