Informé sur la gabegie à grande échelle qui caractérise la gestion du Centre Féminin Marie Antoinette de Limete à Kinshasa, le Premier ministre Adolphe Muzito s’est saisi du dossier pour parer à la scandaleuse situation de dépérissement de cet établissement
Après une année et demie de prédation à grande échelle, le comité de gestion du Centre Féminin Marie Antoinette (CFMA) se trouve dans l’œil du cyclone le Premier ministre Adolphe Muzito s’est finalement saisi du dossier et des têtes vont sans doute tomber dans les jours qui viennent.
Selon des sources proches de la Primature, le Chef de l’Exécutif national qui tient à combattre la corruption et à améliorer les conditions de vie des citoyens, objectif lui assigné par le Chef de l’Etat, vient de diligenter un audit au sein du Centre Féminin Marie Antoinette situé à la l3ème Rue dans la commune de Limete. La commission d’audit a travaillé du 26 au 09 juillet dernier et fait état d’une gestion calamiteuse et sans pitié au sein du CFMA.
Nos sources indiquent que les membres du Comité de gestion ont fait de ce centre de formation professionnel au service de la fille congolaise, un bien sans maître ou, mieux, un gâteau à partager. Les auditeurs ont fait un constat très amer car les gestionnaires dilapident toutes les recettes générées par le centre.
Que ce soit au niveau des frais administratifs et techniques des écoles, ou des recettes générées par la location des magasins, des salles de fête et d’autres activités du centre, les auditeurs de la Primature ont enregistré des prélèvements indus en faveur du Directeur général, de son adjoint et du Directeur financier.
Sur la liste des prédateurs, la commission d’enquête n’a pas manqué de débusquer d’autres mains noires qui font main basse sur les ressources du CFMA. C’est le cas notamment du secrétaire général aux Affaires sociales et d’un certain Monsieur « x » qui se taperaient des quotes-parts chaque mois comme site CFMA étaient leur « Boutique privée ». Dans tout ça, les agents croupissent dans une misère indescriptible et les dirigeants du centre n’amorcent aucune démarche pour obtenir du gouvernement la réponse à leur situation d’impaiement qui court le 44ème mois.
Selon un membre du syndicat, à chaque revendication, le comité de gestion se décharge sur le gouvernement alors que le centre organise des activités et disposent des unités génératrices des revenus pouvant soulager tant soit peu la misère du personnel. Voilà ce qui a révolté le Premier ministre qui serait sur le point d’instruire son ministre des Affaires sociales et humanitaires pour remettre de l’ordre à ce centre qui faisait jadis la fierté de l’enseignement socioprofessionnel à Kinshasa.
Signalons parmi les recommandations faites au Premier ministre par ses émissaires, la suspension des membres de l’actuel comité de gestion avec contrainte de rembourser les fonds détournés (des milliers de dollars) et la nomination d’une nouvelle équipe dirigeante qui sera constituée des agents de carrière du centre, qui connaissent bien les problèmes du CFMA et la situation du personnel.
Le syndicat qui a beaucoup salué l’initiative du Premier ministre et le travail abattu par ses enquêteurs, refuse cette fois-ci d’être dirigés par des arrivistes comme ceux qui les maltraitent aujourd’hui et qui ont été placés par Jean Claude Muyambo, ancien ministre des Affaires humanitaires et solidarité nationale.
(DN/Milor/GW/Yes)
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