La directrice de la Banque mondiale en République démocratique du Congo a remis  60 tonnes de médicaments d’une valeur de 500 mille dollars et un important lot de moustiquaires imprégnées d’insecticide au gouverneur du Katanga, Moïse Katumbi Chapwe, le mardi 7 juillet dernier à Lubumbashi. Ce don entre dans le cadre du projet d’appui à la réhabilitation du secteur santé au Katanga, initié par le ministère de la santé grâce à un financement de la Banque mondiale. Les produits offerts sont destinés à près de deux millions d’habitants que compte la zone de santé des districts de Lualaba et du Haut Katanga, et les bénéficiaires se recrutent essentiellement parmi les femmes, les nouveaux nés et les enfants.

Au de là du secteur de la santé, afin de renforcer dans cette province la lutte contre la pauvreté et l’amélioration de capacité de production de la population locale, le gouverneur de province a, au nom de la population, trouvé des mots justes pour exprimer sa gratitude aux donateurs. A cette occasion, il a rappelé qu’au mois de mars dernier, il a assisté impuissamment à la mort de 82 enfants par manque de médicaments.

On se souvient que devant cette souffrance, Moïse Katumbi était allé d’urgence par  hélicoptère apporter des produits pharmaceutiques à ses administrés. En cette même période, le gouverneur de province avait également assisté à la mort de 4 bébés suite à la malaria.  Après ce drame, le chef de l’exécutif provincial avait dépêché le médecin inspecteur dans ce village de 25 mille personnes où, a-t-il souligné, il n’y avait pas un seul médecin.

« Je remercie la Banque mondiale, a dit Moïse Katumbi,  d’avoir pensé à nous car nous vivons avec la malaria tous les jours. Les infrastructures sanitaires que nous disposons sont insuffisantes par rapport au nombre d’habitants ». Il a émis le vœu de voir les structures de la Banque mondiale revenir poser ces genres d’action en faveur de la population katangaise. La population bénéficiaire de ce don en médicaments s’est montrée reconnaissante envers les donateurs.

(Milor/GM/PKF)

Marthe Bosuandole/La République