La Monuc n’a pas autorité sur l’arrêt de la Cpi, mais a l’obligation d’aider le gouvernement, s’il le demande, a indiqué Jean-Paul Dietrich, porte-parole militaire.
La question du transfert de Bosco Ntaganda, ancien numéro 2 du Congrès national pour la défense du peuple (CNDP), à la Cour pénale internationale (CPI) demeure une initiative du gouvernement, a fait valoir mercredi à Kinshasa le porte-parole militaire de la Monuc, Jean-Paul Dietrich.
Selon l’officiel onusien, la mission n’a pas autorité sur l’arrêt de la CPI, mais a l’obligation d’aider le gouvernement, s’il le demande, à contribuer aux efforts d’exécuter l’arrestation de quelqu’un sous mandat d’arrêt de cette cour. C’est au gouvernement de voir comment mettre en oeuvre l’arrêt, a-t-il dit.
Bosco Ntaganda est accusé par la CPI d’avoir participé à l’exécution des crimes à large échelle en Ituri, à travers des milices, rappelle-t-on. Le procureur de la CPI, Moreno O’Campo, séjourne depuis mercredi en Ituri pour des enquêtes liées à la situation qui s’était passée dans ce district de la province Orientale.
Thomas Lubanga, l’un des chefs des milices de l’Ituri, est actuellement en jugement à La Haye, siège de la CPI. Le 30 juin dernier, environ 15 éléments du FRPI ont attaqué Kaniyoro, à 3 km d’Aveba, dans le Sud du territoire d’Irumu, a révélé mercredi le porte-parole militaire de la Monuc. Le 03 juillet, selon la même source, 25 miliciens ont encore attaqué les villages Talolo, Buku et Mangili, au Sud-Est de Nyakunde, dans la province Orientale.
(TN/Milor/GW/Yes)
Acp
Last edited: 09/07/2009 17:46:14