Pour le 233ème anniversaire de l’Independence Day, Barak Obama à Washington, et l’ambassadeur Us Gaverlink ont évoqué les souvenirs historiques et les raisons du fondement de la puissance des Etats-Unis d’Amérique.
Les Etats-Unis d’Amérique ont fêté vendredi 4 juillet 2009 le 233ème anniversaire de leur indépendance.
Dans son allocution de circonstance, le président Barak Obama dont c’était le premier anniversaire du genre a invité ses concitoyens à se souvenir du double sens que revêt cet événement : le jour où est né leur pays, « mais aussi de l’esprit indomptable des premiers citoyens américains qui ont rendu cette journée possible ».
Le nouveau locataire de la Maison Blanche depuis le 20 janvier 2009 s’est également appesanti sur la signification et sur la portée de « cet esprit qui ne cède pas » et qui « est ce qui nous définit en tant qu’Américain » hier, aujourd’hui et en tous les temps, « en comprenant que chacun d’entre nous a une influence sur le destin de l’Amérique » : allusion sans doute au destin qui fait qu’aujourd’hui un Afro-américain est devenu le 244ème président des Etats-Unis d’Amérique !
Ce discours présidentiel du 233ème Independence Day démontre clairement que, à quel que parti politique que l’on appartienne, le détenteur de l’imperium suprême à Washington a le droit d’engager les Usa dans la guerre si tant est que c’est par ce biais que l’on doit connaître la paix. De plus, cette journée est celle au cours de laquelle tous les Américains doivent se rappeler de la bravoure et de l’esprit d’altruisme « des hommes et des femmes en uniformes qui ont défendu et servi notre pays avec honneur ».
Barak Obama a justifié la politique d’interventionnisme américaine basée sur la puissance militaire des Etats-Unis : celle-ci procède, souligne-t-il dans ce discours, de la pérennité des idéaux des fondateurs des Usa, « le premier 4 juillet », d’avec ceux des dirigeants américains actuels. Si bien que, affirme le président Barak Obama, « le service des soldats, des marins, des aviateurs et des gardes-côtes garantit que les Etats-Unis d’Amérique resteront à jamais le dernier et le meilleur espoir sur Terre » !
Une affirmation qui efface d’un trait l’image de colombe que d’aucuns ont voulu lui donner lors de la campagne électorale qui l’a victorieusement conduit jusqu’à la « Maison-Blanche ».
Non, Barak Obama tout Afro-américain qu’il soit est d’abord et avant tout un Américain, descendant de cet « esprit indomptable des premiers citoyens américains » dont il a appelé ses concitoyens à se souvenir en cette journée mémorable de l’Independence Day.
Barak Obama a enfin souligné la force d’entreprendre et d’oser, caractéristique primordiale du déterminisme et du génie du peuple américains : celle de ne pas être « un peuple qui craint l’avenir, mais qui le façonne », à la manière de « l’esprit qui a régné dans le Hall de l’Indépendance il y a deux cent trente-deux ans ».
Le 43ème successeur de George Washington à Withe House est formel : « C’est de cette manière que la génération actuelle d’Américains mettra sa marque sur l’histoire. C’est enfin de cette manière que nous écrirons le prochain chapitre de la grande histoire américaine ».
Evocation de l’arrivée à Kinshasa des astronautes américains qui ontb marché sur la Lune en 1969
A Kinshasa, en l’absence de l’ambassadeur Garvelink absent du pays, l’honneur a échu au chargé d’affaires de l’ambassade Richard Brooks de commémorer cet événement et d’annoncer qu’en ce même mois de juillet 2009, son pays « célèbre aussi un autre anniversaire », celui qui a vu un citoyen américain, en l’occurrence l’astronaute Neil Armstrong fouler pour la première fois le sol lunaire. C’était, a-t-il dit, au mois de juillet 1969, après l’alunissage de la fusée Apollo 11 ayant à son bord N. Armstrong, Michael Collins et Aldrin Eldwin sur la Lune.
Cet événement historique de grande portée scientifique mondiale a été souligné dans le message de l’ambassadeur Gaverlink qui a en outre rappelé que « le voyage des astronautes au Congo a aussi été la preuve visible de l’amitié liant nos deux pays puisqu’ils ont célébré ensemble l’une des grandes réalisations de l’Histoire ».
Ce faisant, le chef de la diplomatie américaine à Kinshasa a rappelé au passage que « après leur alunissage, les astronautes ont été sollicités dans le monde entier, leur exploit ayant enflammé l’imagination des peuples en tous lieux. Ils se sont rendus à Kinshasa où ils ont été salués par la population congolaise qui les accueillis en héros ».
Le diplomate Us a ensuite enchaîné dans son message que l’exploit des astronautes d’Apollo 11 n’a pas laissé les Américains dormir sur leurs lauriers, car « des missions ultérieures ont étudié la mécanique du sol lunaire, des objets apparentés aux météorites, les tendances sismiques, les flux de chaleur, la télémétrie lunaire, les champs magnétiques et le vent solaire ».
Les invités de l’ambassade américaine à l’Independence Day ont appris dans la foulée que « aujourd’hui, les Etats-Unis continuent d’explorer, en collaboration avec d’autres pays, notre système solaire et les régions de l’espace situées au-delà afin de mieux comprendre notre univers remarquable ».
Parlant enfin de la marche du temps à laquelle tous les pays du monde doivent prendre part qu’ils le veuillent ou pas, pour l’ambassadeur Gaverlink, les défis de la mondialisation ne peuvent être relevés qu’à travers une réponse mondiale ». D’où, pour lui, la nécessité de « demeurer engagés à travailler ensemble pour créer la prospérité, la liberté et la paix ». Puis, dans son approche de cette question, il a conclut avec pertinence que « nous devons non seulement reconnaître les défis auxquels nous sommes confrontés, mais aussi les opportunités qui se présentent à nous ».
Un message tourné en somme vers l’expression et l’affirmation de l’engagement des Etats-Unis d’Amérique à tous les pays du globe en vue de cheminer ensemble pour faire face aux grands défis qui se posent en obstacles pour la survie de l’espèce humaine sur la planète Terre.
(TN/CV/Yes)
Clément Vidibio/MMC