Malgré les promesses d’assainissement de la capitale faite aux Kinois par l’actuel gouverneur de la ville les campagnes annoncées avec pompe par l’Hôtel de ville, les 24 communes de la capitale croupissent toujours sous des montagnes d’immondices.
A mi-parcours du mandat du gouvernement provincial dirigé par le gouverneur André Kimbuta à Kinshasa, le bilan que l’on peut faire de la gestion de la capitale est loin d’être reluisant. En effet, malgré les promesses d’assainissement de la capitale faite aux Kinois par l’actuel gouverneur de la ville les campagnes annoncées avec pompe par l’Hôtel de ville, les 24 communes de la capitale croupissent toujours sous des montagnes d’immondices. Un spectacle honteux qu’il témoigne non seulement de l’absence de volonté de redorer l’image de la capitale dans le chef de l’exécutif provincial, mais aussi de l’indifférence du gouvernement Kimbuta face aux maux qui rongent les communes de la capitale.
Refusant de gérer la capitale en synergie avec les responsables municipaux des 24 communes qui composent la ville province de Kinshasa, André Kimbuta et ses copains qui siègent à l’hôtel de ville laissent ces communes fonctionner avec des moyens de bord obtenus grâce aux maigres revenus générés par leurs marchés.
Au lieu d’être redistribués judicieusement aux communes, les recettes les plus importantes générées par la ville-province sont affectées aux travaux initiés par l’hôtel de ville, reléguant ainsi au second plan les besoins des communes. Une méthode de gestion qui porte préjudice au fonctionnement normal des communes les moins nanties telles que Kimbanseke, Masina, Nsele, Maluku, Kisenso, Makala, Bumbu, Ngaba, Selembao et N’djili.
Abandonnées à leur triste sort, ces municipalités aujourd’hui surpeuplées sont confrontées à un manque criant d’infrastructures de base routes, hôpitaux, écoles, cercles récréatifs, marchés modernes, casernes anti-incendie, outils de cantonnage, véhicules d’utilité publique etc.
Conscients du peu d’intérêt que l’Exécutif provincial porte à leurs projets de développement, les bourgmestres de ces communes versent eux aussi dans la mégestion, sacrifiant ainsi les travaux liés à l’assainissement de l’environnement.
Conséquence : l’évacuation des immondices pose problème non seulement dans les communes dites pauvres, mais aussi dans celles considérées comme nanties, à l’exception de quelques allées de la commune de Gombe.
Faute de véhicules pour évacuer les immondices et les tas de sable dégagés des caniveaux, ces déchets traînent le long des artères de plusieurs communes de la capitale qui ne peut ainsi se débarrasser de l’image qui fait d’elle la métropole la plus sale de la planète.
C’est ce spectacle triste que présente chaque jour les communes de Kalamu, Matete, Lemba, Kasa-Vubu, Lingwala, Kinshasa, Barurnbu, Kimbanseke, N’djili, et Limete surtout au quartier Kingabwa, mettant ainsi à nu l’incapacité du gouvernement Kimbuta d’honorer les promesses faites aux Kinois.
(GM/Milor/Yes)
La Tempête des Tropiques
Last edited: 04/07/2009 12:48:23