Selon le commandant de l’opération Kimia II, le bilan de ces affrontements fait état d’une dizaine de morts, dont trois soldats issus des troupes loyalistes et huit rebelles hutu rwandais.
Les rebelles hutu rwandais communément appelés FDLR (Forces démocratiques de libération du Rwanda) ont attaqué, le 30 juin dernier, une position de l’armée régulière à Kaseghe, une localité située dans la province du Nord-Kivu.
Selon le commandant de l’opération Kimia II, le bilan de ces affrontements font état d’une dizaine de morts, dont trois soldats issus des rangs des troupes loyalistes et huit rebelles hutu rwandais.
Au lendemain de cette attaque meurtrière intervenue le jour de la commémoration du 49ème anniversaire de l’accession de la RDC à l’indépendance, des réactions ont été enregistrées.
Pour le porte-parole du gouvernement, Lambert Mende Omalanga, l’acte posé par les FDLR « est une action de terrorisme visant à démoraliser les populations congolaises », rapporte la radio onusienne. Avant de noter : « Cette attaque démontre également que les opérations de répression conduites par l’armée avec l’appui de la Monuc pour désarmer les FDLR ne produisent pas d’effets. Alors que ces opérations les ont affaibli ».
Et d’ajouter que ces derniers, à l’instar de tous les terroristes, ne peuvent vivre que de la peur qu’ils inspirent à leurs victimes. Dans le même registre, le ministre de la Communication et des Médias a déclaré : « Le défilé de Goma a été un moment fort, un signal très fort pour indiquer que la pacification est en route et que toute cette agitation est une goutte d’eau après l’orage. Les FDLR sont désespérés parce qu’ils perdent aussi leur fonds de commerce, c’est-à-dire la terreur qu’ils inspiraient aux Congolais ».
Cet avis n’est pas partagé par Thomas Luhaka qui, selon lui, indique qu’il parle de l’échec de l’opération militaire conjointe FARDC-armée rwandaise et de la réforme de l’armée nationale. A ce sujet, ce député national du MLC a déclaré : « Nous pensons que les victimes de toutes ces exactions sont nos compatriotes qui continuent encore à souffrir. Mais au-delà de ça, ce qui s’est passé mardi dernier à l’Est, c’est la preuve de deux échecs. Le premier échec est celui de l’opération conjointe ».
D’après cet élu du peuple, les rebelles hutu rwandais sont devenus un peu plus virulents qu’avant. Et de conclure : « Le gouvernement a échoué à réformer l’armée ».
(BT/Milor/GW/Yes)
Albert Tshiambi/Le Potentiel