Il y a lieu d’affirmer que l’industrie musicale congolaise est une richesse qui pourrait, si celle-ci est structurée, produire beaucoup d’argent au profit du trésor national, sous la supervision du ministère de la Culture et des Arts.
Il est connu de partout dans le monde que la RD Conga est considérée tel un scandale géologique avec en toile de fond ses richesses, d’une part, du sal et du sous-sol. Notamment l’Or, le pétrole, le diamant, le Coltan, le cuivre, le zinc, etc.
Outre ces richesses, on compte aussi la force de l’artisanat et de l’entreprenariat qui fait de sa population de valeureux « débrouillards » à tous égards.
Cependant, au regard des couronnements de la musique sur l’échiquier international, il y a lieu d’affirmer que l’industrie musicale congolaise est une richesse qui pourrait, si celle-ci est structurée, produire beaucoup d’argent au profit du trésor national, sous la supervision du ministère de la Culture et des Arts.
Ainsi, pourquoi ne pas faire de cette denrée culturelle autant rentable, au même titre les minerais, une richesse ? Pour ce faire, la tutelle du monde culturel, en général doit, pense-t-on, encadrer les ressources créatrices des oeuvres qui domptent les publics d’ailleurs qui ne manquent de s’en procurer à l’occasion.
Et, à quelle modique somme ? Cela, faute de structures de canalisation mises en place par l’Etat ainsi que des lobbies publics ou partenaires pour propulser les talents musicaux hors des frontières.
Un suivi sous d’autres cieux est également souhaité pour accompagner les artistes dans leurs prestations. Aussi, pour protéger leurs oeuvres de la piraterie et recouvrer leurs droits d’auteur à travers les stations de diffusion.
D’autre part, la nécessité de la mise en place des infrastructures afin de faciliter l’émergence des talents. C’est-à-dire, l’aménagement des salles de spectacles d’envergure, des studios d’enregistrement et de duplication avec des technologies de pointe, des plates- formes au titre de festival sur lesquelles d’autres musiques pourraient être diffusées dans le cadre des échanges culturels, des ateliers d’encadrement des vedettes en herbe - parce qu’on compte pratiquement un artiste musicien sur une ruelle congolaise -, etc.
Les moyens ne manquent pas. Mais l’inertie du Fonds de promotion culturel ferait défaut, comme le clament ,tout haut les artistes.
Au pire du ridicule, il faudrait, pense-t-on, que les résolutions prises au fil des temps, par les ministres de la Culture et des Arts qui se succèdent à la tête de ce ministère.
Soient appliquées favorablement pour offrir aux artistes des lendemains meilleurs et ainsi, contribuer à l’évolution de la musique congolaise.
Parce qu’il faut le dire: la musique congolaise est valablement appréciée mais elle est mal distribuée et vendue, en plus de la piraterie qui lui vole ses gains.
Les musiciens congolais excellent et défendent, plus d’une fois, les couleurs nationales par des efforts personnels. S’il leur était accordé plus de moyens et d’attention par un encadrement sérieux, ils pourront certainement faire de multiples exploits profitables au pays. Qui dit mieux.
(TH/BT/PKF)
Bob Ambongo/Uhuru