L’exposition court du 19 juin au 31 juillet pour permettre à tous de communier avec la magie esthétique de nos ancêtres de l’Etat Indépendant du Congo.
De vives émotions enveloppent les visiteurs de l’exposition Femme et pouvoirs « la Halle de la Gombe. Découvrir ces objets d’art traditionnels de nos ancêtres pour bon nombre de Congolais équivaut leur seconde immobilisation.
Ce sont des reliques du patrimoine national qui enferment véritables esprits des ancêtres. Pour les voir, fallait nécessairement imposer une certaine initiation rituelle à l’entrée l’expo !
N’empêche, l’initiative la Halle de la Gombe, collaboration avec l’Institut des Musées nationaux congolais mérite, simplement des applaudissements mais aussi surtout un appui réel de part du gouvernement congolais.
Car, cette exposition ne représente qu’une poignée d’objets d’art se trouvant dans les réserves non équipée de l’Imnc à Mont-Ngaliema. « Ce sont juste 40 pièces de collections illustrant des aspects de la vie de la femme dans les sociétés traditionnelles congolaises.
A savoir, dans le domaine relatif au pouvoir politique, à la maternité et éducation, rites de passage et initiations, manage et cohésion sociale, religion et croyances... a expliqué Françoise Gardies, Directrice de la Halle de la Gombe.
Alors qu’au nom de l’Imnc, son directeur, Joseph Ibongo a souligné : « Cette expo est le résultat d’une coopération exemplaire. Nous disposons d’un plus grand nombre d’objets d’art que la jeunesse mérite également de découvrir. Il nous faut tout simplement un espace approprié pour valoriser ce patrimoine... »
Du reste, en parcourant ces oeuvres, la simple recommandation tique : « Ne touchez pas SVP ! »
L’on est vite interpellé par sa propre conscience de donner assez de moyens à l’Imnc afin qu’il accomplisse son travail avec aisance.
Même le Ministre de la culture et arts s’est réjoui de découvrir ces objets d’art cachés au public !
A l’image du « Siège Mangbetu », un tabouret symbolisant la légitimation du pouvoir. Le siège n’est utilisé que pan le roi ou la reine lors des cérémonies officielles à la cour, explique le commissaire de l’expo, Prof. Henry Bundjoko. Mais, Il y a aussi ce « Masque Holo » représentant le visage féminin tourmenté par la rigueur des épreuves, des aléas et exigences de la vie (initiation, accouchement, maladie et mont...) ou encore ce « Masque Kuba » représentant un vieux buffle terrifiant.
L’exposition court du 19 juin au 31 juillet pour permettre à tous de communier avec la magie esthétique de nos ancêtres de l’Etat Indépendant du Congo.
(Milor/BT/PKF)
Eddy Kabeya/Le Phare