De vives émo­tions enve­loppent les visiteurs de l’exposition Femme et pouvoirs « la Halle de la Gombe. Découvrir ces objets d’art traditionnels de nos ancêtres pour bon nombre de Congolais équivaut leur seconde immob­ilisation.

 

Ce sont des reliques du patrimoine national qui enferment véritables esprits des ancêtres. Pour les voir, fallait nécessairement imposer une certaine ini­tiation rituelle à l’entrée l’expo !

N’empêche, l’initiative la Halle de la Gombe, collaboration avec l’Institut des Musées nationaux congolais mérite, simplement des appla­udissements mais aussi surtout un appui réel de part du gouvernement congolais.

Car, cette exposition ne représente qu’une poignée d’objets d’art se trouvant dans les réserves non équipée de l’Imnc à Mont-Ngaliema. « Ce sont juste 40 pièces de collec­tions illustrant des aspects de la vie de la femme dans les sociétés traditionnelles congolaises.

A savoir, dans le domaine relatif au pou­voir politique, à la maternité et éducation, rites de pas­sage et initiations, manage et cohésion sociale, religion et croyances... a expliqué Françoise Gardies, Directri­ce de la Halle de la Gombe.

Alors qu’au nom de l’Imnc, son directeur, Joseph Ibon­go a souligné : «  Cette expo est le résultat d’une coopé­ration exemplaire. Nous disposons d’un plus grand nombre d’objets d’art que la jeunesse mérite également de découvrir. Il nous faut tout simplement un espace approprié pour valoriser ce patrimoine... »

Du reste, en parcourant ces oeuvres, la simple re­commandation tique : «  Ne touchez pas SVP ! »

L’on est vite interpellé par sa propre conscience de donner assez de moyens à l’Imnc afin qu’il accomplisse son travail avec aisance.

Même le Ministre de la cul­ture et arts s’est réjoui de découvrir ces objets d’art cachés au public !

A l’image du « Siège Mangbetu », un tabouret symbolisant la légitimation du pouvoir. Le siège n’est utilisé que pan le roi ou la reine lors des cérémonies officielles à la cour, expli­que le commissaire de l’ex­po, Prof. Henry Bundjoko. Mais, Il y a aussi ce « Mas­que Holo » représentant le visage féminin tourmenté par la rigueur des épreuves, des aléas et exigences de la vie (initiation, accouche­ment, maladie et mont...) ou encore ce « Masque Kuba » représentant un vieux buffle terrifiant.

L’exposition court du 19 juin au 31 juillet pour per­mettre à tous de communier avec la magie esthétique de nos ancêtres de l’Etat Indé­pendant du Congo.

(Milor/BT/PKF)

Eddy Kabeya/Le Phare