Cet important mouvement des populations ainsi qu’une pénurie des produits vivriers préoccupent les acteurs humanitaires et les forces de sécurité dont les FARDC et les Casques bleus, qui opèrent conjointement dans l’opération «Rudia II».

Les autorités de Tadu précisent que sur environ 45.000 personnes enregistrées ces derniers jours, il y a plus de 10.000 déplacés de guerre, soit 50 % de plus que leur population locale.

Le curé de la paroisse de Tadu, a lancé un cri de détresse en direction du gouvernement ainsi qu’aux agences humanitaires pour qu’ils viennent en aide à tous ces sinistrés.

Interviewé par Radiookapi.net, l’abbé Aloïs Kamba a précisé que cette situation a entraîné une pénurie alimentaire dans la contrée. « Le pondu (feuilles de manioc) qui coûtait de 100 à 400 FC, revient actuellement au-delà de 500 FC.

Le verre de riz qui revenait à 100 FC est vendu aujourd’hui à 250 FC voire plus. Le verre de haricots qui dans le temps revenait à 150 FC coûte maintenant 300 FC », a-t-il dit avant de poursuivre : « Il y a l’insécurité et aussi la concentration de la population au centre de Tadu».

L’abbé Aloïs Kamba a conclu en ces termes : « S’il y aurait la sécurité, c’est dans les campagnes, sur la route d’Ariwara où la population se procure à manger, je pense que le problème ne se poserait pas comme il l’est maintenant.

Nous demandons au gouvernement d’abord de sécuriser la population, ensuite son appui et celui des ONG en termes d’outils agricoles pour essayer de travailler efficacement les champs, de façon à augmenter la production locale ».

Ce cri de détresse est une interpellation pour le ministère des Affaires sociales, actions humanitaires et solidarité nationale ainsi que les agences du système des Nations unies qui doivent donner une réponse appropriée à cet appel pathétique afin de sécuriser la population civile et déployer une assistance humanitaire à la hauteur de l’ampleur du drame.

(CL/PKF)

Le Potentiel