C'est le président de la République, Joseph Kabila Kabange qui a personnellement dirigé ces travaux en présence du Premier ministre Adolphe Muzito, des ministres de l'Intérieur, Célestin Mbuyu, de la Décentralisation, Mbusa Nyamwisi, de la Défense nationale, Mwando Nsimba, des Finances, Athanase Matenda, du Budget Michel Lokola et des gouverneurs de toutes les onze (11) provinces du pays ainsi que de quelques experts de la présidence, et du gouvernement.

" Affirmation de l'autorité de l'Etat ; développement des provinces et des entités territoriales décentralisées " : tel est le thème central autour duquel se sont articulé les débats dans ces assises.

Au cours de ces travaux, les gouverneurs ont fait l'état des lieux de leurs provinces sur le plan sécuritaire, économique, social, culturel, énergétique et sur l'évolution de 5 chantiers.

Ils ont émis des avis, fait des suggestions sur la manière dont ils voudraient voir fonctionner leurs entités administratives respectives. Les participants ont examiné quel a été le degré d'engagement de chaque province deux ans après la mise en place des institutions démocratiquement élues et quelle stratégie adoptée pour les deux années avenir qui coïncident avec les prochaines élections générales de 2011.

Dans le compte-rendu qu'il a fait à la presse au Centre d'accueil Ruwenzori de Kisangani à l'issue des travaux, le ministre de l'Intérieur Célestin Mbuyu a rendu hommage au chef de l'Etat pour avoir permis la tenue de la première Conférence des gouverneurs de province qui marquera d'une pierre blanche, l'histoire du pays. Cette disposition, dira-t-il, a toujours existé dans toutes les constitutions de 3 régimes précédents. Mais il n'y a que le président Joseph Kabila qui a réussi à la concrétiser. Ce qui prouve sa volonté et sa détermination à voir les provinces, jouer leur rôle de moteur de développement et de progrès social.

Pour ce qui est des travaux, le ministre Mbuyu en sa qualité de porte-parole, a déclaré que les participants ont commencé par adopter le budget de la prochaine Conférence des gouverneurs qui se tiendra à Mbandaka en décembre prochain.

Les gouverneurs de 11 provinces ont, après, fait des exposés dans lesquels ils ont émis des suggestions devant aider leurs entités administratives à conduire à bon port, les questions politiques, économiques, sociales, sécuritaires, éducationnelles, agricoles et tout ce qui est lié à la réalisation de 5 chantiers.

Après débats et délibérations, il a été décidé que chaque gouverneur s'investisse à supprimer toutes les barrières sur toutes les voies de communication ; à combattre toute forme de violence contre les femmes et jeunes filles, à organiser correctement l'itinérance des gouverneurs dans leurs provinces, à assurer l'harmonie entre l'organe exécutif et l'Assemblée provinciale d'organiser le travail de cantonnage manuel sur les routes de desserte agricole.

Pour ce qui est de la rétrocession de 40 % dus aux provinces, il a été décidé la création d'un ordre de paiement permanent dans toutes les succursales de la Banque centrale établies en provinces. Ensuite, pour éviter tout malentendu sur cette matière, il a été convenu qu'avant d'engager toute dépense destinée aux provinces elle devra se faire désormais en concertation entre le gouvernement représentée par le ministre des finances et les provinces représentées par le gouverneur du Katanga.

La conférence des gouverneurs est même allée très loin, en décidant non pas de rétrocéder les pourcentages mais plutôt d'instituer une dotation pour chaque province. Ce qui permettra à l'Exécutif provincial de s'organiser en conséquence.

Comment expliquer le conflit ?

A une question de la presse qui cherchait à savoir pourquoi les administrations provinciales étaient toujours à couteaux tirés avec le gouvernement au sujet de la rétrocession de 40 %, le ministre de l'Intérieur a, en réponse à cette préoccupation, souligné que cette question était avant tout constitutionnelle et ne devrait souffrir d'aucune restriction. Ça c'est d'un. De deux, il n'y a jamais eu conflit entre le gouvernement central et les provinces à ce sujet. Il y avait tout simplement déficit de communication. Déficit qui a été heureusement comblé par la conférence des gouverneurs.

Beaucoup de gens en effet, croyaient que les 40 % ne concernaient que seulement le volet investissement ou le fonctionnement. Ils ont oublié que les salaires des agents et fonctionnaires de l'Etat devraient également être pris en compte etc.

Pour ce qui est de la caisse de péréquation, le ministre Mbuyu a dit qu'il était pratiquement impossible pour la conférence de traiter de tous les dossiers en 2 jours. Mais cette question ne posait fondamentalement aucun problème.

Qu'en est-il de l'insécurité créée par les miliciens de LRA et les Mbororo dans le Bas et Haut-Uélé dans la province Orientale ? S'agissant de cette question précise, le ministre de l'Intérieur a informé l'opinion tant nationale qu'internationale qu'il n' y a plus de guerre sur toute l'étendue du territoire national congolais. Aujourd'hui, quiconque veut, peut passer par le parc de Garamba dans le Bas-Uélé et le Haut-Uélé, le visiter et rentrer normalement. Parce qu'à ce jour toutes les bases de LRA ont été anéanties. Ces miliciens ne peuvent se ravitailler ni en munitions, ni en nourriture ou encore en carburant. Les incidents que l'on déplore ce jour sont le fait de quelques miliciens en désespoir de cause, qui brûlent des villages et tuent au passage quelques civils. Mais les FARDC ont pris toutes les dispositions utiles pour mettre ces bandits, hors d'état de nuire.

Pour ce qui est de Mbororo, ce sont des éleveurs qui ne tuent pas. Le gouvernement va négocier avec les dirigeants de leurs pays d'origine pour régler en toute diplomatie cette question.

(CL/PKF)

L’Observateur