A l’option militaire, le représentant de l’UE dans la région des Grands lacs propose d’intégrer également la pression politique et diplomatique pour résoudre la question Fdlr et Lra.
Le représentant de l’Union européenne dans la région des Grands lacs, Roeland Van De Geer, a appelé jeudi à Kinshasa les pays de la région des grands lacs, à savoir le Rwanda, le Burundi, l’Ouganda et la RDC, à appliquer les recommandations du communiqué conjoint de Nairobi, signé le 7 novembre 2007 dans la capitale kenyane entre la RDC et le Rwanda, en vue du règlement de la question de la présence des Ex-Far/Interhamwe et des FDLR sur le territoire congolais.
M. Roerland Van De Geer a fait cette déclaration à l’issue des entretiens qu’il a eus avec le Ministre des Affaires étrangères, Alexis Thambwe Mwamba. Il a exhorté ces quatre pays à renforcer les mesures militaires contre la LRA (Armée de résistance du Seigneur) et les FDLR (Forces démocratiques pour la libération du Rwanda) en vue de contribuer à la stabilisation et à la pacification de la partie orientale du Congo en proie à une insécurité endémique du fait de la présence de ces deux milices.
Le diplomate européen a reconnu que l’option militaire comme seul moyen de pression n’est pas la seule voie de solution. Il a proposé au ministre des Affaires étrangères de la RDC d’intégrer également, comme cela a été recommandé dans le Communiqué de Nairobi, la pression politique et diplomatique en vue de discuter de la nécessité de l’implication du gouvernement congolais et d’autres gouvernements de la région des Grands lacs pour mettre fin à la présence de la LRA et des FDLR sur le sol congolais.
M. Roeland Van De Geer s’est félicité des discussions qu’il a qualifiées de « positives » entre le gouvernement congolais et le CNDP (Congrès national pour la défense du peuple) pour l’intégration de cet ancien mouvement rebelle dans les institutions et de son agrément en tant que parti politique.
« L’engagement de l’Union européenne et de la Communauté internationale est de continuer à appuyer militairement, politiquement et diplomatiquement la République Démocratique du Congo dans ses efforts pour la pacification de l’Est du pays qui est pour nous la priorité des priorités », a indiqué le représentant de l’Union européenne dans la Région des Grands lacs. Il a, par ailleurs, réitéré l’engagement de l’Union européenne d’appuyer la RDC et le Rwanda dans la mise en œuvre du Communiqué de Nairobi pour renforcer la pression contre les FDLR avec l’appui de la MONUC.
Cela contribuerait à convaincre les hutus rwandais à retourner dans leur pays dans le cadre d’un dialogue avec l’accompagnement de la communauté internationale qui doit jouer son rôle dans la stabilisation de la région des grands lacs. Il a reconnu que depuis le déclenchement du génocide rwandais en 1994, la population congolaise a payé le lourd tribut de la présence de cette force négative qui s’est installée dans l’est de la RDC.
C’est le cas également de la LRA qui a quitté l’Ouganda pour ramener la guerre dans la partie orientale de la RDC dont la population continue à vivre dans la terreur et l’angoisse.
(TN/Th/GW/Yes)
Acp
Last edited: 27/06/2009 14:15:31