obamaSamule Brock, chargé d’Affaires à l’ambassade des Etats-Unis à Kinshasa a échangé jeudi en la rési­dence de l’ambassadeur avec la presse sur l’appui de Washington à la lutte contre les violences sexuelles en RD Congo. Stephen Haykin, Di­recteur général de l’Usaid et le colonel Crowder pour le compte du bureau de coopération militaire de l’ambassade, tous deux interlocuteurs des médias, ont expliqué que les Etats-­Unis sont au chevet de la RD Congo depuis 2002 et en tête de peloton de prin­cipaux bailleurs engagés dans les efforts destinés à faire face aux violences sexuelles dans le pays. Les appuis américains, selon le colonel Crowder, s’articulent autour de trois axes : amé­liorer l’accès des victimes aux soins et aux traitements, combattre l’impunité via l’appui à la réforme et au renforcement du système judiciaire et promouvoir la sensibilisation des commu­nautés contre les violences sexuelles.

L’une des structu­res d’appui au même titre que le département d’Etat et le bureau américain des catastrophes, l’Usaid se si­gnale dans les Kivu, dans la province orientale et dans le Maniema. Sa présence est marquée par la mise en oeuvre des projets en ac­cord avec les organisations locales, appelées à leur tour à identifier et à fournir de l’assistance aux victimes de viols et abus sexuels. Calculs faits, environ 10 mil­lions usd ont été engagés pour assister plus de 100 milles victimes. Au chapitre d’appui à la bonne gestion de la communauté, l’Usaid a re­couru à son programme sur la démocratie et la bonne gouvernance pour lutter contre l’impunité à travers les réformes légales, le plai­doyer et l’assistance aux victimes notamment la pro­motion du droit et l’accès aux tribunaux mobiles.

Au volet de la protection sociale, a-t-on expliqué, le gouvernement américain appuie les ONG et structu­res internationales jugées actives sur le terrain. On en a dénombré trois. Au nom­bre desquelles, Internatio­nal Rescue çommitee dans les Kivu, Cooperazione In­ternazionale dans l’Ituri et dans le Maniema et Unicef dans l’Ituri. Tandis que le volet Démocratie et bonne gouvernance repose sur une seule structure : Global rights. Localisée au Sud-Kivu, elle se donne comme mission de contribuer à l’amélioration de l’accès à une justice équitable et met­tre un terme aux violences sexuelles.

Si le bureau d’assis­tance des catastrophes à l’étranger recourt aux ONG comme International Res­cue Commitee, Internatio­nal médical corps et Melin, le troisième pallier « Dé­partement d’Etat américain » s’appuie, cependant sur des structures destinées à concourir à l’émergence d’un Etat de droit. C’est notamment le bureau de la démocratie, droits humains et travail, le bureau pour la population, les réfugiés et migration.

(DN/Th/GW/Yes)

D-I.K/Le Phare