Trois cents détenus de la Prison centrale de Makala, ex-CPRK ont pu bénéficié, à l’initiative de l’Institut des droits de l’homme (IDH), des consultations gratuites de la part de soixante avocats du barreaux de Matete et celui de la Gombe, à Kinshasa.
Sur les lieux, ces avocats ont eu pour tâche de consulter gratuitement trois cents détenus de ce centre pénitentiaire. Les bénéficiaires de ces consultations gratuites n’ont pas manqué d’exprimer leur joie face à la décision de l’IDH de leur venir en aide. Et cela à titre gracieux. A noter que ces consultations gratuites ne sont pas les premières qu’organise l’IDH.
Elles remontent à plusieurs années. Il s’est avéré, avait constaté cet institut dans le passé, que certains détenus séjournent à la Prison centrale depuis plusieurs mois, voire des années, sans avoir été présentés devant un juge. D’autres y ont été jetés par la volonté de certaines personnes, profitant de leur rang social. Ils ne disposent pas de dossiers.
L’objectif visé, en organisant ces consultations bénévoles, est d’obtenir dans les règles du droit la libération des détenus.
D’une capacité d’accueil de 1.500 détenus, la Prison centrale de Kinshasa en héberge actuellement 5.200.
La population carcérale y est donc en surnombre, a constaté la délégation de l’Institut des droits de l’homme, conduite par son secrétaire exécutif, le bâtonnier Donatien Kalemba Tshimankinda. Elle s’était rendue sur le lieu pour superviser ces consultations gratuites. On notait aussi la présence, à cette occasion, du bâtonnier Me Joseph Mukendi, ancien secrétaire exécutif.
Les pavillons où sont hébergés les malades ont attiré l’attention particulière des membres de cette délégation. Ces derniers ont suggéré une intervention urgente du gouvernement central vu l’état jugé préoccupant des pensionnés.
A noter que la prison centrale a reçu, dans la même journée, la visite surprise du directeur de l’IDH, le bâtonnier Nicolas Mabeka, actuellement ministre provincial du Bas-Congo.
De sources proches de l’IDH, nous avons appris la séquestration, dans la journée du dimanche 21 juin 2009, de son administrateur en la personne de Justin Mubikayi.
Selon le récit fait à la presse, ce dernier faisait son footing habituel dans les parages de Mbenseke Futi, localité située dans la commune de Mont-Ngafula, lorsqu’il a été interpellé par trois inconnus en civil à bord d’une Jeep Land Cruiser.
Ces derniers lui reprochaient d’avoir abîmé le rétroviseur du véhicule à bord duquel ils se trouvaient.
Justin Mubikay sera relâché une heure et demie après son interpellation, après avoir signé sous pression, selon notre source, une décharge le contraignant à réparer le rétroviseur abîmé. Son téléphone portable qui a été saisi ne lui sera restitué que moyennant paiement d’«amende d’une somme de 50 dollars américains», lui ont signifié ces inconnus.
(GM/PKF)
Fl. NL-NS/Le Potentiel
Last edited: 26/06/2009 10:16:07