A la clôture de la session ordinaire de mars, le 1er vice-président qui a présidé la séance a insisté sur le fait que les sénateurs devraient ramener, au terme de leurs vacances, des informations fiables sur la situation à l’intérieur du pays.
La Chambre haute du Parlement, entendez le Sénat, a clos sa session ordinaire de mars 2009 le lundi 15 juin dernier. C’est le premier Vice-président de l’institution, Edouard Mokolo wa Mpombo, qui a présidé la séance de clôture, en l’absence du président Kengo empêché. Mokolo wa Mpombo a, à cette occasion, retracé toutes les péripéties qui ont conduit l’activité du Sénat depuis mars jusqu’en cette moitié du mois de juin. Tout en félicitant les sénateurs du travail abattu au cours de ladite session, le premier Vice-président a, spécialement, insisté sur le fait que les membres de la Chambre haute devaient ramener, au terme de leurs vacances, des informations fiables, susceptibles d’éclairer la lanterne du parlementaire sur la situation qui prévaut exactement à l’intérieur du pays.
Par ailleurs, le bureau du Sénat a reporté à septembre prochain l’examen du rapport d’enquête sur le secteur minier en République démocratique du Congo.
En effet, l’examen du rapport de la commission d’enquête sénatoriale sur le secteur minier en Rd Congo, initialement prévu le week-end dernier, a été repoussé à la rentrée parlementaire de septembre prochain, suite à une motion présentée par le sénateur Henri Lokondo. Ladite motion, majoritairement adoptée par la plénière, s’est justifié par le manque de temps nécessaire devant aborder un tel secteur appelé à générer des recettes dont l’Etat a besoin pour son budget exercice 2010, d’une part.
Et de peur d’engager un débat sur une matière aussi capitale sans l’assurance de le terminer avant la clôture de la session de mars. Les sénateurs Mpetsi et Nzege ont soutenu, arguments à l’appui, leur collègue Lokondo tandis que les sénateurs Mulaila et Balamage ont plaidé pour la présentation séance tenante dudit rapport, quitte à poursuivre le débat après les vacances.
A l’opposé, le sénateur Nzege s’est dit surpris de voir que nulle part, la commission d’enquête n’a fait allusion au potentiel minier que renferme l’Equateur qui, a-t-il affirmé, carte géologique à la main, en dispose autant que les provinces sœurs (minières) du Katanga, du Kivu, du Kasaï ou encore de la province Orientale.
L’on peut également parler de l’interpellation du ministre de l’Economie, André Philippe Futa, ainsi que celle de l’Administrateur délégué général de l’Office des douanes et accises Ofida “, Deo Rugwiza. Les deux personnalités ont répondu aux questions d’actualité du Sénat, mieux des sénateurs Clément Djuruni et Raphaël Siluvangi, sur l’impact financier peu reluisant observé ces temps derniers dans leurs secteurs d’activité. Le ministre Futa, a, notamment, fourni des explications sur le commerce à Kinshasa du ciment gris importé par rapport au ciment produit localement, en réponse à la question d’actualité du sénateur Raphaël Siluvangi, désireux d’être édifié vu l’entrée massive du ciment importé et sur son exonération. Il s’est également demandé s’il n’était pas judicieux d’accorder un même traitement autant à l’importateur du ciment gris qu’au producteur du ciment produit localement.
Pour le ministre de l’Economie, le ciment, produit stratégique surtout dans la construction des infrastructures, demeure une denrée qui s’impose à l’étape des cinq chantiers de la République. Il a expliqué les conditions ayant motivé l’importation du ciment gris avec la mercuriale des prix qui s’en est suivi, ayant pour effet la défiscalisation des charges jusqu’à 50% en faveur de l’industrie locale pour le moment. C’est dans ce contexte qu’il a annoncé la signature prochaine entre le gouvernement de la Rd Congo et celui de la République du Congo (Brazzaville) d’un accord valant environ 300 Usd, le fuel. Ce qui fera que, les prix seront compétitifs sur le plan local, à la faveur de l’accalmie présente de sorte qu’il n’ y ait plus d’exonération aux importations, a souligné Philippe Futa.
Quant à l’Adg de l’Ofida, il s’est agi de fournir des explications rassurantes sur le moratoire que son office a décrété dès le début de l’année 2009, faisant obligation aux importateurs de souscrire des licences d’exploitation. Le sénateur Djuruni a relevé l’écueil pour la population du territoire d’Aru, dans la province Orientale, de se procurer un tel document dès lors qu’il n’y a même pas une seule banque dans ce secteur, ajoutant que les commerçants de ce coin fournissent divers produits dans la province.
Deo Rugwiza a, au cours de l’audience épinglé le souci de l’Ofida s’agissant de la nécessité de l’inspection avant l’importation des produits en Rd Congo. Il a, également, rappelé d’autres contrats signés auparavant dans le souci de ramener l’informel dans le formel au fur et à mesure, tel est le cas du contrat Bivac signé en 2005.
(TN/Th/GW/Yes)
H. Aime Ngongo/Uhuru
Last edited: 24/06/2009 17:43:23