Bibliothèque vivante, Pascal Tabu Ley est un génie à l’esprit créatif. Dans son évolution qui s’échelonne sur plus d’une cinquantaine d’années, il n’a cessé de rappeler souvent son retrait de la scène musicale.
Le nom de Tabu Ley est lié à l’histoire de la musique congolaise comme un cordon ombilical relie un enfant à sa mère.
Bibliothèque vivante, Pascal Tabu Ley est un génie à l’esprit créatif. Dans son évolution qui s’échelonne sur plus d’une cinquantaine d’années, il n’a cessé de rappeler souvent son retrait de la scène musicale. A un moment donné, il avait même parlé de sa retraite qui devait se faire sous les couleurs de " Jubi-Ley ".
Celui-ci devait sanctionner un glorieux parcours auréolé des oscars de toutes sortes. Mais, que l’homme s’est gardé jusque là, de vanter, préférant protéger intacte son humilité. Contrairement à de nombreuses stars de la chanson congolaise qui ne visent pas loin que le bout de leur nez.
Dans le cadre justement de ce " Jubi-Ley ", Rochereau s’est rendu au Tchad sur invitation spéciale du gouvernement de ce pays qui étaient quelque peu surprises de constater que dans l’affichage sur internet, le nom du Tchad ne figurait pas.
Pourtant, Tabu Ley n’avait pas négligé ce pays. Et, il se justifie : " Une chose est vraie, j’avais perdu toutes les relations que j’avais avec cette République dans le passé. La dernière fois que m’y suis rendu remonte à l’année 1972.
Raison pour laquelle, je n’avais pas voulu m’hasarder à afficher le Tchad pour ne pas être ensuite en mesure de le satisfaire. Fort heureusement, je suis étonné de constater que mon jubilé extérieur a commencé par ce pays que je n’avais pourtant pas visé.
Le cas du Tchad est donc révélateur. D’ailleurs, les officiels m’ont invité à un moment propice : la célébration du centenaire de la ville de Ndjamena ex Fort Lamy. La Mauritanie aussi où je ne me suis jamais rendu, m’a invité pour une production.
Vous remarquerez que tous ces pays ne figuraient pas dans mon programme. Par conséquent, je leur ai répondu que si je devais m’y produire ça ne sera pas possible durant les dates prévues pour les pays affichés. Ils ont, néanmoins, accepté et j’ai commencé par la Tchad. Ensuite viendra le tour de la Mauritanie. Bientôt, je pars pour l’Angola.
Musique à sensation
Et Tabu Ley de poursuivre : " Comme je vous l’avais dit précédemment, en ce qui concerne mes tournées à l’extérieur de la Rd Congo, je ne veux pas en faire du bruit. Tout simplement parce que je ne fais plus la musique à sensation. Je ne joue plus pour qu’on dise voilà Tabu Ley a du succès. Il est allé jouer à Luanda, il a été ici, il a été là-bas…
Mais, je fais ce travail par commodité. Cela ne m’empêche pas, chaque fois que je pars à l’étranger de ramener des images comme preuves. Sincèrement, j’ai toujours souhaité voyager avec vous. Mais, hélas ! Avant que je ne parte pour le Tchad, je vous révèle que j’étais venu vous chercher pour faire partie de ma délégation. Malheureusement que vous n’étiez pas encore arrivé à la Rédaction et la personne que j’ai trouvée sur place ne m’a pas paru indiquée pour répondre à ma préoccupation. C’est donc un regret, mais, ce n’est qu’une partie remise ".
L’incarnation de l’Afrisa
En ce qui concerne le groupe qui m’accompagne, je vous dis qu’actuellement la configuration ou la psychologie d’une formation musicale n’est pas celle que pense le Congolais. Disposer d’un groupe musical coûte très cher. Cela se termine souvent par des déboires. J’incarne l’Afrisa. Si je vais jouer quelque part et que vous fassiez partie de la délégation en tant que journaliste, j’ajoute un guitariste, un chanteur, tous, vous représentez l’Afrisa.
Personne ne me prouvera le contraire lorsque je dis qu’aucun groupe n’a survécu à son propriétaire ou à son fondateur à l’exception du groupe Aragon qui a existé sous le régime totalitaire communiste de Cuba et où l’Etat prenait les choses en main.
Mais, nous, nous vivons dans un pays libéral. Lorsque quelqu’un meurt, de surcroît un musicien leader d’un orchestre, c’est difficile que l’Etat prenne en charge son groupe d’une manière efficace. Le nom de Tabu Ley est lié à l’histoire de la musique congolaise comme un cordon ombilical relie un enfant à sa mère.
Bibliothèque vivante, Pascal Tabu Ley est un génie à l’esprit créatif. Dans son évolution qui s’échelonne sur plus d’une cinquantaine d’années, il n’a cessé de rappeler souvent son retrait de la scène musicale. A un moment donné, il avait même parlé de sa retraite qui devait se faire sous les couleurs de " Jubi-Ley ".
Celui-ci devait sanctionner un glorieux parcours auréolé des oscars de toutes sortes. Mais, que l’homme s’est gardé jusque là, de vanter, préférant protéger intacte son humilité. Contrairement à de nombreuses stars de la chanson congolaise qui ne visent pas loin que le bout de leur nez.
Dans le cadre justement de ce " Jubi-Ley ", Rochereau s’est rendu au Tchad sur invitation spéciale du gouvernement de ce pays qui étaient quelque peu surprises de constater que dans l’affichage sur internet, le nom du Tchad ne figurait pas.
Pourtant, Tabu Ley n’avait pas négligé ce pays. Et, il se justifie : " Une chose est vraie, j’avais perdu toutes les relations que j’avais avec cette République dans le passé. La dernière fois que m’y suis rendu remonte à l’année 1972.
Raison pour laquelle, je n’avais pas voulu m’hasarder à afficher le Tchad pour ne pas être ensuite en mesure de le satisfaire. Fort heureusement, je suis étonné de constater que mon jubilé extérieur a commencé par ce pays que je n’avais pourtant pas visé.
Le cas du Tchad est donc révélateur. D’ailleurs, les officiels m’ont invité à un moment propice : la célébration du centenaire de la ville de Ndjamena ex Fort Lamy. La Mauritanie aussi où je ne me suis jamais rendu, m’a invité pour une production.
Vous remarquerez que tous ces pays ne figuraient pas dans mon programme. Par conséquent, je leur ai répondu que si je devais m’y produire ça ne sera pas possible durant les dates prévues pour les pays affichés. Ils ont, néanmoins, accepté et j’ai commencé par la Tchad. Ensuite viendra le tour de la Mauritanie. Bientôt, je pars pour l’Angola.
Musique à sensation
Et Tabu Ley de poursuivre : " Comme je vous l’avais dit précédemment, en ce qui concerne mes tournées à l’extérieur de la Rd Congo, je ne veux pas en faire du bruit. Tout simplement parce que je ne fais plus la musique à sensation. Je ne joue plus pour qu’on dise voilà Tabu Ley a du succès. Il est allé jouer à Luanda, il a été ici, il a été là-bas…
Mais, je fais ce travail par commodité. Cela ne m’empêche pas, chaque fois que je pars à l’étranger de ramener des images comme preuves. Sincèrement, j’ai toujours souhaité voyager avec vous. Mais, hélas ! Avant que je ne parte pour le Tchad, je vous révèle que j’étais venu vous chercher pour faire partie de ma délégation. Malheureusement que vous n’étiez pas encore arrivé à la Rédaction et la personne que j’ai trouvée sur place ne m’a pas paru indiquée pour répondre à ma préoccupation. C’est donc un regret, mais, ce n’est qu’une partie remise ".
L’incarnation de l’Afrisa
En ce qui concerne le groupe qui m’accompagne, je vous dis qu’actuellement la configuration ou la psychologie d’une formation musicale n’est pas celle que pense le Congolais. Disposer d’un groupe musical coûte très cher. Cela se termine souvent par des déboires. J’incarne l’Afrisa. Si je vais jouer quelque part et que vous fassiez partie de la délégation en tant que journaliste, j’ajoute un guitariste, un chanteur, tous, vous représentez l’Afrisa.
Personne ne me prouvera le contraire lorsque je dis qu’aucun groupe n’a survécu à son propriétaire ou à son fondateur à l’exception du groupe Aragon qui a existé sous le régime totalitaire communiste de Cuba et où l’Etat prenait les choses en main.
Mais, nous, nous vivons dans un pays libéral. Lorsque quelqu’un meurt, de surcroît un musicien leader d’un orchestre, c’est difficile que l’Etat prenne en charge son groupe d’une manière efficace.
(BT/PKF)
Kingunza Kikim Afri/L’Avenir