Compromis trouvé le week-end dernier entre le gouvernement représenté par le vice-ministre des Finances et l’Intersyndicale de la Fonction publique pour arrêter la grève dans les régies financières : le gouvernement a accédé aux revendications des grévistes en acceptant de payer les frais réclamés
La grogne observée depuis près d’une semaine dans les régies financières à savoir, la Direction générale des impôts (DGI), l’Office de douanes et accises (OFIDA) ainsi que la Direction générale des recettes administratives, judiciaires, domaniales et de participation (DGRAD). Le Gouvernement a pris en compte toutes les revendications des agents et y a réservé une suite favorable au point que c’est dès ce lundi, 22 juin 2009, que seront actionnées les procédures de liquidation du bonus du quatrième trimestre 2008 et ceux de la rétrocession pour les mois de mars, avril et mai 2009.
C’est ce qui ressort des discussions intervenues le vendredi 19 juin dernier entre le Gouvernement, représenté par le Vice-ministre du Budget, M. César Lubamba, d’une part et, de l’autre, l’Intersyndical de la Fonction publique, à son tour représenté par Gibibulu. Salué par plusieurs en ce qu’elle vient de mettre fin au débrayage des agents, cette intervention de l’Etat, ne pouvait pas ne pas s’expliquer dès lors que ce dernier est appelé, à travers les régies financières, à mobiliser plus de recettes pour répondre à ses nombreux défis.
Comment en est-on arrivé là ?
D’après l’intersyndical, le tout est parti du fait que l’Etat a marché sur les règles qui les lient aux agents des régies financières; règles qui préconisent que le Gouvernement se doit d’octroyer des primes spéciales appelées « bonus » chaque fois qu’il y a dépassement des assignations budgétaires mensuelles. Ce que le Gouvernement n’a pas réalisé, a-t-on laissé entendre. Un autre grief mis à charge du Gouvernement, ce qui gèle des quotités à reverser à ces régies par le biais du ministère des Finances, eu égard au fait que les comptes du trésor public ont été crédités depuis. En clair, c’est ce chapelet de revendications qui a poussé les agents des régies financières dont la DGI, la DGRAD et l’OFIDA à observer un arrêt de travail d’une semaine.
Perspectives d’avenir
Maints analystes sont d’avis que le compromis trouvé entre le Gouvernement et l’Intersyndical de la Fonction publique qui a abouti à la libération des arriérés de bonus est un acte, positif que l’Etat doit normalement capitaliser pour éviter de tomber dans les erreurs du passé. Les régies financières sont un instrument important à son service pour lui permettre de réaliser son programme ; encore que la crise financière a déjà commencé à faire sentir ses effets qui, à la longue et si l’on y prend garde, risque de frapper de plein fouet ces entreprises.
Bien plus, le Gouvernement lui-même, qui attendait de ses partenaires extérieurs des fonds pour soutenir le cadre macroéconomique, est en difficulté suite à la position du FMI qui gèle la signature d’un nouveau programme formel avec le Gouvernement.
(DN/Milor/GW/Yes)
La Prospérité