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Werrason serait initiateur de cette rencontre soutenue d’office par tous les musiciens congolais malgré leurs divergences et polémiques qui ne profitent pas à la musique.

Les artistes musiciens de la République Démocratique du Congo ne décolèrent pas. Ils continuent de faire pression sur le ministre des Communications et Médias pour l’amener à revoir sa décision portant interdiction de chanter les autorités du pays à travers leurs chansons. Non seulement, ils s’opposent à la mesure ministérielle mais aussi les artistes se préparent pour rencontrer le Chef de l’Etat et le Premier ministre à qu’ils vont adresser un mémorandum. « Nous avons beaucoup à dire au Président de la République, notamment: les tracasseries dans les ports et aéroports pour aller à l’étranger ou pour sortir du pays; la protection des droits d’auteurs et la piraterie de nos oeuvres; les menaces par certains groupes d’opposants politiques en Europe.


Tel sera, ramassé, le contenu essentiel du message des artistes musiciens congolais devant le Père de la nation. D’après nos fins limiers, Werrason serait initiateur de cette rencontre soutenue d’office par tous les musiciens congolais malgré leurs divergences et polémiques qui ne profitent pas à la musique.

Pour le patron du groupe Wenge MMM, cette décision du ministre est nulle et de nul effet, parce qu’il ne peut plus revenir en studio pour effacer les noms de certaines autorités qu’il a énormément cite dans son nouvel opus qui sort bientôt sur le marché des disques.

 La même raison a été avancée par d’autres musiciens à la presse. Lors de leur passage dans les  différentes émissions de la chronique musicale à la télévision, Reddy Amisi, King Kester Emeneya et Koffi Olomidé ont été parmi les premiers chanteurs congolais à s’opposer contre la mesure du ministre. En général, tous les artistes, comédiens et chanteurs ne sont pas d’accord avec le ministre de la Communication et des Médias qui avait signé cette décision interdisant de faire des dédicaces, que le jargon kinois appelle « Mabanga ».

Selon certaines confidences, le ministre de la Culture et des arts n’épouse pas totalement le point de vue de son collègue qui l’a ignoré superbement dans cette démarche où il a bien un mot à dire.

Mais attendant d’être reçu par le premier citoyen congolais, l’Asbl ce Artiste en Danger » que dirige le chanteur Tshaka Kongo, envisage d’organiser une grande réunion de concertation dans les jours à venir qui va rassembler les musiciens, comédiens et les autorités publiques.

On y attend des délégués des ministères tels que la Jeunesse et Sports, Culture et Arts, ou de la Justice ainsi que Ie Gouverneur de la ville de Kinshasa.

L’objet de cette rencontre est de trouver un consensus qui peut aboutir à la levé de la mesure. Ou à la limite de trouver ensemble les voies et moyens pour doser les Mabanga » qui constituent aussi une gangrène dans la musique congolaise.

Les musiciens qui sont les ambassadeurs de la culture congolaise à l’étranger défendent le drapeau congolais dans les grandes salles sans l’appui de l’Etat. Souvent, ils sont épaulés et soutenus par des mécènes envers qui, ils devraient être reconnaissants. Et aujourd’hui, la plupart de ces mécènes sont de fils et filles du pays qui sont dans la scène politique et assument des lourdes responsabilités dans les différentes institutions publiques. Que faire !

Par contre, les musiciens estiment que l’état doit d’abord lutter contre la piraterie qui ne permet guère à l’artiste de vivre de son œuvre et oblige certaines maisons de duplication à fermer carrément leurs portes. Pour leur part, les observateurs avertis suggèrent à l’Etat congolais de réorganiser le secteur culturel en commençant par la protection des droits d’auteur et compositeur puis de restructurer la Soneca et le Fonds de la promotion culturelle, deux grandes structures qui n’existent que de nom au Congo.

(Ern/BT/PKF)

Jordache Diala/La Prospérité



Last edited: 20/06/2009 16:20:36

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