Avec son bagage intellectuel et une vue spirituelle exemplaire, le pasteur Jean Lumbala ordonné le 15 mai, est l’homme qui a la mission rédorrer l’image des assemblées chrétiennes congolaises d’Enschede en Hollande qui a connu quelques problèmes de leadership.
Le Pasteur Jean Lumbala a été consacré le samedi 16 mai 2009 par le pasteur Docteur Bertin Katende de la ville d’Emmen en Hollande, en présence de 16 autres pasteurs, un apôtre, un évangéliste et une foule de plus de 400 personnes venue de tous les coins de ce pays. Dans sa prêche, le Docteur Bertin a déclaré que c’est une joie de devenir pasteur, car on peut dire à Dieu Maintenant, je suis à toi pour toujours. Et lui promettre que, « Ma vie ne peut plus légitimement avoir d’autre but que de te servir ». Cependant, a-t-il rappelé, dans son itinéraire spirituel, la vie du pasteur est toujours hérissée d’obstacles et de difficultés de tous genres. Et dans ce cas, dit-il, il faut se soumettre admirablement au Créateur Tout puissant.
Jean Lumbala, 41 ans est marié et père de trois enfants. Il est né à Lubumbashi dans la province du Katanga en République démocratique du Congo (Rdc). Il est huitième et avant dernier enfant d’une famille d’humble condition. Le décor de sa famille suffit pour expliquer et situer sa personnalité morale : un homme modeste, allergique aux joies mondaines, ayant presque la phobie de la perfection, un homme rude, ennemi de la médiocrité.
Après de brillantes études secondaires dans la capitale du cuivre, il se destine au sacerdoce, mais hésite d’entrer au Grand Séminaire. Il a alors 19 ans, lorsqu’il s’inscrit à l’université. Le fait d’embrasser les études supérieures a signifié pour lui la fin de l’enfance, une enfance heureuse et laborieuse au collège Juwa de Lubumbashi dont il garde toute sa vie un excellent souvenir, et l’accès au monde et à la vie adulte. Il devint ingénieur électronicien en 1991.
Malgré ce titre académique, Jean se sent une vocation de pasteur, qu’il considère comme le but élevé de son existence. Car, dit-il, « il n’y a pas de joies ici-bas qu’on puisse comparer aux joies des prédicateurs de la Parole de Dieu ». En octobre 2008, il reçoit un appel de Dieu pour encadrer les brebis d’Enschede, rendues galeuses par un pasteur du ghetto, sans piété sans vertu, avec des homélies improvisées, sans préparations suffisantes ni compétence particulière. Car n’ayant pas une formation suffisante pour diriger une église moderne.
Il n’a reçu aucun cours de science qui permette de résoudre scientifiquement les questions liées à la croyance à la sorcellerie, par exemple, et autres conflits qui rongent notre communauté, aucun cours de droit civil ou canonique, aucun cours de psychologie, de philosophie ou d’histoire de l’Eglise.
Au sujet des Ecritures saintes, il se contentait de commenter les psaumes ou l’Evangile du point de vue de la piété. Son prêtre enseignement tournait autour du thème de la « dîme », considérée par lui comme un mirage de l’absolu.
Considérant les lacunes et la bassesse de son prédécesseur dont la mission est un échec, parce qu’il a été dégradé et chassé définitivement et irrémédiablement par ses fidèles, Jean prit l’inscription à Bruxelles pour une formation pastorale de haut niveau.
(BT/PKF)
B. TSala/Odon Kakesa/MMC
Last edited: 20/06/2009 15:47:52