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La réunion à Gisenyi des responsables des services de migration des pays de la CEPGL a été sanctionnée par la décision autorisant la libre circulation dès le 1er septembre prochain entre les trois pays membres de cette organisation régionale

kabila & kagameDu 11 au 12 juin à Gisenyi, les directeurs des services de migra­tion et les commissaires généraux de la Cepgl ont pris une déci­sion portant autorisation spéciale de circulation CEPGL avec validité d’une année pour les ressortissants des trois pays membres de cette communauté d’Etats et de trois mois pour les expatriés habitant l’un des trois pays. Le document s’obtiendra à un coût qui n’excédera pas l’équivalent de 10 dollars américains et il circulera concomitamment avec la carte nationale. Cependant, les Congolais risquent de ne pas bénéficier de ces mouvements  puisque n’ayant plus de carte nationale, sauf ceux qui ont des passeports.

Les frontières entre les pays de la Commu­nauté économique des Pays des Grands lacs (CEPGL) seront désormais ouvertes 24 heures sur 24 pour permettre la libre cir­culation des populations des pays membres. Les habitants de la Répu­blique démocratique du Congo, ceux du Rwanda et du Burundi vont ainsi jouir de cette décision prise derniè­rement à Gisenyi au Rwanda. Cette date dernièrement révélée par le quotidien tanza­nien « This Day » citant le Secrétaire exécutif intérimaire de la CEPGL, le Burundais Gabriel Toyi, concrétise une des résolutions prises la semaine passée à Rubavu. C’est dans cette localité de Gisenyi au Rwanda, que venaient de se réunir, du 11 au 12 juin, les directeurs des services de migration de ces pays et les commissaires généraux de la CEPGL.

Gabriel Toyi qui rappelle les points à l’ordre du jour de ces travaux souligne égale­ment les modalités d’accompa­gnement sur cette libre circu­lation. A côté de cette dernière, les participants aux assises de Rubavu ont aussi tablé sur les « (..)limitations, (...), la démarcation et l’ouverture de nouveaux postes frontières, indi­quait le communiqué publié par la suite. Si ces derniers points sont encore renvoyés à « des études ou concertations des plus approfondies au niveau bilatéral entre pays respectifs », la libre circulation vite rétablie ne sera pas de manière sau­vage, certes.

« L’autorisation spéciale de circulation CEPGL aura une validité d’une année pour tous les ressortissants des pays membres, et de trois mois pour les expatriés résidant dans l’un des pays membres avec un sé­jour ne dépassant pas un mois dans un autre pays ». Ce docu­ment dont le coût n’excédera pas l’équivalent de « 10 dollars américains » va circuler concomitamment avec la carte  nationale, comme document d’im­migration dans des zones spécifi­ques. Cette carte sera valable pour (...) les populations des zones frontières; à savoir les (...) enti­tés territoriales, urbaines, rurales frontalières juxtaposées. L’avan­tage reconnu à ces populations limite cependant leur séjour à 3 jours dans le pays visité, alors que les détenteurs de l’un ou l’autre des différents documents de voyage sont exemptés des visas vers le pays hôte.

Une petite interrogation per­siste cependant au sujet des Con­golais. Ceux-ci qui, reconnait-on, n’ont pas encore de carte nationale d’identité, risquent de ne pas bénéficier globalement de ces mouvements. Excepté les détenteurs des passeports qui sont une infime portion de la po­pulation, nombre de Congolais utilisent jusqu’ici la carte d’électeur au mieux, si ce n’est l’attestation de perte des pièces. Les autorités congolaises devront donc ex­pliquer cette situation à leurs homologues rwandais et burundais dans la CEPGL, pour que cet autre document soit momentanément hissé au rang de la carte nationale d’identité en attendant l’ère de la vraie carte d’identité. Pendant ce temps, les Burundais et les Rwandais avec leurs «  karanga Mundu » traverseront sans problème les frontières de la Commu­nauté.

Réchauffement de la CEPGL sur fond de problèmes sécuritaires

Il va sans dire que cette décision est heureuse dans la mesure où elle va certaine­ment contribuer au réchauffe­ment de la Communauté des pays des Grands Lacs (CEPGL) qui était mise en berne depuis des lus­tres. Cet ensemble sous-régional à carac­tère économique va également contribuer à l’amélioration des conditions sociales des populations des trois pays sociétaires.

Par ailleurs, le fait que les frontières entre les trois pays peuvent être franchies à tout moment est une décision qui plait surtout aux populations vivant à proximité des frontières. Cela leur permettra d’avoir une certaine marge de manoeuvre dans leurs va-et-vient d’une frontière à l’autre. Ces populations intégrées ont des liens paren­taux et autres dans les trois pays. Certaines personnes domiciliées dans un pays donné peuvent avoir le loisir d’oeuvrer dans un des deux pays. Cependant, chacun des pays doit se garder d’être le bastion de déstabilisation du régime dans les deux autres. Si cela marche bien, ce sera un prélude à l’intégration à l’échelle africaine qui puisse permettre, à long terme, d’avoir par exemple une route transcontinentale qui partirait du Cap en Afrique du Sud pour aboutir au Caire en Egypte.

(DN/Milor/GW/Yes)

L’Avenir



Last edited: 19/06/2009 17:42:50

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