Le ministre de l’Energie Laurent Muzangisa a déclaré que la RDC détient « la plus grande concentration d’énergie au monde » sur le site du barrage d’Inga qui dispose de 45 % du potentiel hydroélectrique économiquement exploitable de la planète, soit 100.000 MW
Le ministre de l’Energie Laurent Muzangisa a déclaré mercredi à Kinshasa, lors de l’ouverture de l’Atelier consacré au Projet Inga III, que la « République Démocratique du Congo dispose de 45 % de l’immense potentiel hydroélectrique économiquement exploitable estimé à plus de 100.000 MW et localisé au site d’Inga, faisant de ce dernier « la plus grande concentration d’énergie au monde ».
Il a précisé que le site d’Inga est suivi des barrages hydroélectriques : Trois Gorges en Chine avec 18.000 MW, Itaipu au Brésil avec 15.000 MW et baie James au Canada avec 12.000 MW. Le ministre de l’Energie a mis en exergue la vision claire du gouvernement pour le développement du site d’Inga et dont le plan est conçu en trois phases, à savoir : la construction d’Inga I, avec une puissance installée de 351 MW, et Inga II pour 1.424 MW, en utilisant la vallée de Nkokolo ; la construction d’Inga III, pour 4.300 MW, par l’élargissement de la même vallée et la construction du Grand Inga, qui produira plus de 39.000 MW en barrant tout le fleuve en amont et en utilisant la vallée de Mbudi.
Le coût de réalisation de ce vaste projet de construction de Inga III, est évalué à 7,6 milliards de dollars américains, hors ligne d’évacuation et de transport de courant électrique et qui fait de Inga III, un projet de grande envergure dont le coût du KWH sera l’un des meilleurs dans le monde. Ce schéma d’équipement progressif, a reconnu Laurent Muzangisa, donne à Inga une souplesse exceptionnelle dans son développement en fonction de l’augmentation de la demande d’électricité et des opportunités de mobilisation des financements.
Pour le ministre de l’Energie, l’option d’Inga III prise par le gouvernement vise avant tout à résorber le déficit actuel dans le pays en électricité et à pourvoir à la demande extérieure déjà exprimée. La République Démocratique du Congo dispose déjà en date du 28 février 2008, des études de préfaisabilité élaborées par SNC LAVALIN sur financement du gouvernement canadien. Une étude d’évaluation technico-financière vient d’être réalisée par le consortium BNP PARIBAS–LE BŒUF–INGEROP, avec le concours financier de la Banque Mondiale.
(DN/Th/GW/Yes)
Acp
Last edited: 19/06/2009 17:07:45