Poursuite des tractations autour du remaniement du gouvernement avec les derniers réglages auxquels s’attèle le Chef de l’Etat, notamment en ce qui concerne l’entrée d’éléments du CNDP dans la nouvelle équipe du Conseil qui gardera sa proportion numérique
En dépit de l’entrée tant annoncée du Cndp, des groupes armés et du Rcd au gouvernement, le Chef de l’Etat a catégoriquement refusé d’augmenter le nombre de portefeuilles. Des directives précises ont été données au Premier ministre, Adolphe Muzito, en vue de mettre sur place une équipe réduite. Le prochain gouvernement va comprendre, sauf changement de dernière minute, deux vice-Premiers ministres seulement. Ceux-ci auront en charge deux grandes commissions gouvernementales. La politique et la défense ainsi que l’Ecofin. Une réplique à format réduit de l’organisation ayant prévalu sous la formule 1+4.
Toutes les organisations politiques ont ainsi été contraintes de revoir leurs ambitions à la baisse. Tête de peloton, le PPRD doit se délester de deux postes au sein du gouvernement. En ce qui les concerne, les groupes parlementaires vont perdre chacun un ministre ou un vice-ministre. Il en va de même pour tous les partenaires de la majorité. Chacun, selon son quota ministériel au sein du gouvernement, doit se désengager au profit de nouveaux venus.
Ces réglages obtenus, le remaniement n’est plus qu’une simple question de jours. Toutes les conditions étant réunies pour ce faire. Adolphe Muzito continue son parcours aux côtés du Chef de l’Etat, moyennant un engagement à une discipline financière très sévère. Autour de lui, plusieurs têtes vont tomber. Ce sera alors le moment de parler de Muzito II.
De l’avis de plusieurs observateurs, c’est l’échéance de l’entrée en partenariat avec le FMI en juillet prochain, qui a servi de situation tampon. Joseph Kabila trouve vraiment inopportun d’agiter la mare avant la signature de ce partenariat. Il y aura juste un remaniement de routine au plus tard le 30 juin. Mais une routine très rigoureuse. Celle-ci donnera le ton de futures modifications qui vont survenir sur la scène politique congolaise.
Mais pour l’heure, tout semble être revenu dans l’ordre. Même le divorce AMP-Udémo, devenu très évident pour le moment, n’est plus à l’ordre du jour. Toutefois, nul n’est fixé sur le sort de Nzanga Mobutu au prochain remaniement. Il est de moins en moins cité parmi les deux personnalités qui devront seconder le Premier ministre. Sera-t-il, comme l’a été Mbusa Nyamuisi en son temps, réduit au rang de simple ministre ? C’est possible. Mais va-t-il accepter d’avaler la pilule? ça, c’est une autre paire de manche...
(DN/Ern./GW/Yes)
Le Palmarès
Last edited: 19/06/2009 16:55:04