Les Washiba, groupe de musi­que qui a joué, le 10 juin dernier, au Centre Wal­lonie-Bruxelles de Kins­hasa, est une histoire des potes dont le goût artis­tique a pris des envols à Kinshasa. Ils ont commencé comme acrobates et comédiens de routine: Moïse Ilunga, Emma Kan­dobo et Clément Tshima­kinda...

Le public a déniché en eux des talents incommen­surables à travers des nu­méros scéniques exception­nels. Notamment, à travers l’animation musicale sacca­dée puisée dans l’actualité congolaise de proximité.

En plus, ils vous chantent dans chemin en exploitant ce patrimoine en mêlant les sensations musicales de la contemporanéité autres manifestations des les quatre langues officielles (Lingala, Tshiluba, Swahili et Kikongo) en tenant compte de toutes subtilités régionales.

Un avantage qui les a permis de se tailler un chemin en exploitant ce patrimoine en mêlant les sensations musicales de la contemporanéité aux sketchs, contes et autres éphémérides dramatique…

Ils ont joué dans les cabarets et autre manifestations des quartiers, mais il manquait à leur tableau, un cadre plus select où le public à un œil critique.

C’est ainsi que sur la scène de la salle Brel, Washiba se sont alors pré­sentés, pour la première fois, en conquérants.

Une tenue de scène spéciale composée de perruques à la tête, des chemisettes et des stretchs sur les jambes, c’était parti pour ressembler au style James Brown ou encore plus proche du Trio Madjesi, célèbre groupe ki­nois des années 70.

Malgré ces atouts inattendus du public, ils ont démarré as­sez timidement leur concert. Laissant la place a des em­phases inutiles, les Washi­ba ont donné l’impression de s’être épuises et ne plus maîtriser l’événement dans une salle qui a refuse du monde.

Vite, ils se sont ressaisis par l’interprétation de leur répertoire fétiche. De « Sisi ni Washiba » a « Tek Mev » et « Sans Condition » en passant par « Africa » et « L’homme de Kitokimosi », la salle a vibré à 100 à l’heure l’impulsion était là.

Toute fois, ils ont intérêt à travers de manière profes­sionnelle leur spectacle en tuant trop de temps morts et en adoptant une chorégra­phie équilibrée au rythme.

(Ern/BT/PKF)

Eddy Kabeya/Le Phare