C’est vers 1986 lorsqu’il lancera « Mon avocat a voyagé » que sa carrière connaîtra une déchéance. Son train de vie fort bourgeoise et émaillé des prodigalités à outrance le désarticula professionnellement.
Chanteur à la voix de tête, Youlou n’avait pas été ébranlé par la vague de grands chanteurs composant l’OK Jazz. Avec des chansons telles que « Vickina », « Kamikaze », il est parvenu à défier les Ndombe, Boyibanda, Josky et Dalienst.
Inconstant de nature, il flûtera successivement avec Kwamy Lasitura dans l’orchestre Somo-Somo et Vicky Longomba dans Lovy du zaïre. Il se rendra par la suite à Brazzaville, où avec l’aide des autorités, ils formeront « Les trois frères » avec Boyibanda et Djeskain. Après « Les trois frères » et Arumbaya », toujours à Brazza, Youlou créera la grande formation Kamikaze Loningisa constitué par des éléments venus de Kinshasa. On y trouvait Toupi, Rex, Bolite, Pepito, Sergino, Don Joli, Mike, Souza Vangu, Hublo. De la chanson « Motema na ngai télévision », en passant par « Je suis encore jeune », « Mamu 1x2 = mabe », « La réponse à Mamu » de Franco, « Loufoulakari », Façois l’orchestre Kamikaze connut dans les années 80 une prospérité sans précédente.
C’est vers 1986 lorsqu’il lancera « Mon avocat a voyagé » que sa carrière connaîtra une déchéance. Son train de vie fort bourgeoise et émaillé des prodigalités à outrance le désarticula professionnellement. Ce fut la descente aux enfers ... Ses balbutiements avec l’Ok Jazz new look ne firent aucun effet.
Dans l’ensemble, l’œuvre de Youlou est courtisane de la beauté de la femme auprès de laquelle il confère l’adoration. Comme son « père » puis beau père, Franco, il peint le quotidien, la vie rocambolesque de 2ème Bureau « avec sagacité.
Malgré une certaine fermeté de caractère, Youlou à su garder de bons liens d’amitiés notamment avec Verckys et Simaro à qu’il avait pourtant adressé des Pamphlets « sévères tels que Loufoulakari » (Verckys et Sergino), si Likueyi (Verckys) sans oublier Muana ya Luambo « où il ose traiter le poète Simaro de cheval à tête d’homme dénommé « Trimobé » selon la mythologie de notre époque coloniale pendant notre miséreuse enfance des années 50 à Léopoldville. Nous marchions pieds nus, le torse découvert.
(BT/PKF)
Johnny Lukombo/La Référence Plus
Last edited: 18/06/2009 14:45:19