La Haute Cour Militaire (HCM) a renvoyé au 09 juillet l’audience devant statuer sur la requête en annula­tion introduite par la dé­fense dans l’affaire oppo­sant le ministère public à l’archibishop Kutino Fernando et ses co-ac­cusés, Bishop Bompere et Junior Ngandu. On se rappelle qu’il y a une semaine, plus précisé­ment le 09 juin, la même juridiction avait décrété une remise, à la suite de l’absence d’un juge as­sesseur, pour raison de santé. Le juge président a, pour justifier la remise d’hier, avancé la raison selon laquelle la composition, toute nouvelle, devrait se donner suffisamment de temps pour s’imprégner du dossier. Décision contre la­quelle les avocats des deux parties, civile comme citée, n’ont pas fait d’objection.


La composition comprenait comme prési­dent, le général de Brigade Bivegete Pinga Solo, le colonel Buduaga, comme con­seiller rapporteur, et comme greffier principal, le colonel Molifa.

Une audience con­voquée le 09 juin pour la même affaire a été l’envoyé à  mardi 16 juin. Le re­port était lie à l’absence d’un des membres de la compo­sition, reconnu malade.

Le président de la HCM, Hubert Mutombo, avait fait savoir à l’assistan­ce que le procès ne pouvait pas se tenir en l’absence de l’un des membres de la composition.

En l’espèce, les usa­ges veulent que la composition soit constituée de cinq membres dont deux ma­gistrats de carrière et trois membres non magistrats. On rappelle que la partie Kutino avait introduit une requête en annulation de l’arrêt rendu par la Cour Mi­litaire de Kinshasa-Gombe en octobre 2008 contre lui et ses co-accusés pour ten­tative d’assassinat. Kutino avait été condamné à une peine de 10 ans de servi­tude pénale principale, tan­dis que Bompere et Junior Ngandu s’en étaient tires avec 5 ans de prison ferme chacun.

Le Pasteur de l’Ar­mée de Victoire avait été accusé d’avoir eu l’inten­tion d’attenter à la vie de son collègue Augrey Nga­lasi, pasteur responsable de l’église la Louange Prévention que le collectif des avocats de la défense continue de rejeter jusqu’à ce jour.

Le ministère public avait retenu à l’époque trois préventions à l’encon­tre de Kutino Fernando, dont l’association des mal­faiteurs et la détention illégale d’armes de guerre.

L’affaire Kutino remonte à 2006. Au début, lors de l’instruction devant le juge de la Cour militaire de Kinshasa-Gombe, l’ac­cusation avait soutenu que le témoin à charge pour certifier l’inculpation de tentative d’assassinat, un cer­tain Maboso, était décédé. Mais la défense avait exigé le certificat de décès, docu­ment qui n’est toujours pas présenté au juge.

(Milor/GM/PKF)

D-I.K/Le Phare