Grâce au financement de Eisa, et du Dfid, les ministères de l’Intérieur et décentralisation, de la Fonction publique, en collaboration organisent un séminaire- atelier sur la lutte contre la corruption en faveur des officiers généraux et supérieurs de la Police nationale congolaise.
Un groupe d’officiers de la Police nationale congolaise (Pnc) participent depuis mardi dans la salle des spectacles du collège Boboto dans la commune de la Gombe, grâce au financement de Electoral Institute Southern Africa (Eisa) et le Dfid à un séminaire atelier sur les stratégies de la lutte contre la corruption.
Ce séminaire qui va clôturer ses travaux ce mercredi a connu la participation à l’ouverture du ministre de l’Intérieur, Décentralisation et Sécurité, M. Célestin Mbuyu.
Mais son collègue de la Justice Luzolo Mbambi Lessa a aussi pris la parole comme orateur.
Premier à prendre la parole, le directeur résidant M. Vincent Tohibi qui a remercié les autorités de la Police d’avoir répondu à l’appel de son Ong pour participer à ces assises en rendant un hommage particulier au ministre de l’Intérieur pour avoir notamment accepté la formulation de ce sujet.
Parce que, a-t-il souligné, il n’est pas facile de parler de la lutte contre la corruption dans la Police. En février, a-t-il rappelé, nous avons organisé un séminaire sur les stratégies de la lutte contre la corruption pour les membres de la société civile. Nous avons trouvé qu’il y a des intérêts transcendantaux entre la Police et la société civile. Ainsi nous avons décidé d’organiser ce séminaire. Vincent Tohibi a aussi présenté de manière succincte les différents intervenants de cette activité et les atouts de chacun d’eux.
Il a présenté chacun des intervenants en évoquant leurs qualités. Nous sommes contents de la collaboration entre la Police et la Justice dans le cadre de la lutte contre la corruption. Au delà de ce séminaire, la Police va toujours exister. Il faudra donc une continuité pour l’application des résolutions qui seront prises au cours de ce séminaire, a-t-il souhaité.
Prenant la parole à son tour, l’Inspecteur général adjoint chargé des Opérations de la Pnc, le Général Benjamin Alongabony Bangandiso, a souligné que la corruption est un fléau qui ronge la société congolaise.
Pour cet officier général de la Pnc, au cours de ce séminaire, les participants vont commencer par établir le diagnostic avant d’en proposer la thérapeutique.
Il a salué la présence au sein de la présidence de la République et du gouvernement des structures pour l’observance de la bonne gouvernance et de la lutte contre la corruption. De même qu’il a indiqué qu’il y a des écueils dans les stratégies de la Pnc dans le cadre de sa lutte contre la corruption en évoquant particulièrement le trafic d’influence, l’interventionnisme...
Ces faits, a-t-il expliqué sont à la base de l’écrasement de cette lutte. Le Général Alongabony n’a pas oublié de remercier Eisa pour son soutien logistique et matériel pour l’organisation de ces assises. Car, a-t-il reconnu, ce virus n’épargne aucun pays au monde. Elle gangrène le fonctionnement de l’Etat, empêchant au gouvernement de réaliser ses programmes à cause de la fraude découlant de la corruption et des cop. (coopération ou manœuvres visant à encourager cette fraude).
En ce qui le concerne, le directeur de cabinet du ministère de la Fonction publique, il a rendu hommage aux hommes et femmes victimes de la lutte contre la corruption, rappelant par la même occasion le rôle de la Police qui est celui de contribuer dans la lutte contre la corruption en transférant devant la justice les auteurs de la corruption. Saluant l’initiative des organisateurs, il a relevé que les résolutions de ces assises seront versées dans la stratégie nationale de lutte contre la corruption en marge du forum national de lutte contre la corruption dont les travaux sont imminents.
Le ministre Célestin Mbuyu, avant de déclarer ouvertes ces assises a noté que la corruption est un cancer, non guérissable pour la Rdc. La corruption empêche au gouvernement d’atteindre ses objectifs. D’où, a-t-il souligné, la lutte contre la corruption c’est l’affaire de tout le monde, mais en particulier de ceux qui sont sur terrain pour surveiller les auteurs des infractions. Dans d’autres pays, a-t-il témoigné, en cas de conflit entre deux parties, lorsque l’une se décide d’alerter la Police, l’autre a peur. Devant la loi, il n’ y a pas des intouchables, des immunités.
Pour le ministre Célestin Mbuyu, un corrupteur est un assassin dans la mesure où la corruption empêche à l’Etat de remplir ses obligations vis-à-vis de la population. Célestin Mbuyu n’a pas manqué de féliciter la Police pour le travail qu’il accomplit malgré les maigres moyens à sa disposition. Vous êtes plus que patriotes car qu’il pleuve, qu’il neige vous êtes présents.
Après cette cérémonie officielle, les participants ont été conviés à suivre les interventions de différents orateurs comme l’Inspecteur général de la Police ville de Kinshasa qui a planché sur les « Axes de la lutte contre la corruption à Kinshasa. Les participants se sont exprimés librement en posant leurs questions, notamment sur leurs conditions difficiles de travail, le solde- qui parfois les poussent à ne pas résister face au démon ou à la tentation de la corruption.
(DN/BT/GW/Yes)
Boni Tsala/MMC
Last edited: 17/06/2009 16:59:23