Grande effervescence à la cité d’Uvira dans la nuit de lundi à mardi. Il y avait de quoi en effet pour la provoquer dans cette cité au bord du lac Tanganyka, où la situation sécuritaire n’est pas des plus stables. A l’image d’une grande partie de la province du Sud-Kivu encore en butte aux incursions des Fdlr.

Une importante cache d’armes de guerre, grenades et munitions  a été découverte. Ces effets étaient enfouis dans un entrepôt de vivres, dans une maison privée. Cette découverte macabre a été possible grâce à la vigilance de la Police nationale appuyée par les Casques bleus pakistanais de la Monuc.

Le Commandant adjoint de la police chargé de cette opération, se confiant à Radio Okapi, a reconnu qu’au stade actuel de l’enquête, le propriétaire de cette cache d’armes était encore inconnu. C’est au quartier Songo, non loin du croisement de la route principale (qui mène vers Bukavu) et de la route Mwami, que la cache d’armes a été découverte. Elle comprend 139 fusils AK-47 (autrement appelés Kalachnikov), 6 pistolets de type Uzi, 5 grenades de fabrication chinoise, ainsi qu’un lot important de chargeurs vides, de machettes et de munitions.

Toujours selon le Commandant de la Police à la base de cette  découverte, le gîte a d’abord été localisé au quartier Luyaya, toujours dans la cité d’Uvira. Son déplacement vers le quartier Songo serait consécutif aux informations qui malheureusement avaient filtré sur le bouclage du quartier Luyaya et les rumeurs d’une cache d’armes recherchée activement.

N’empêche ! Plusieurs questions demeurent curieusement sans réponse, et l’on se perd en conjectures. Elles concernent notamment le mobile, la provenance et l’identité du propriétaire de cette cache d’armes. Des sources    locales renseignent que ces armes seraient destinées au troc « armes contre tôles » qu’aurait déclenché une ONG locale, qui curieusement, loue la maison où elles ont été découvertes.

Une piste qui mérite d’être approfondie. Dans la mesure où les mêmes sources affirment que ces armes, rouillées, ne présenteraient aucun danger pour la sécurité de la cité d’Uvira. Mais, alors, pourquoi les avoirs déplacées et n’avoir pas contacté les décideurs politiques et les services de sécurité pour les associer bonnement à l’opération ?

Comme le Parec l’a fait à Kinshasa et au Nord­-Katanga notamment, au vu et au su de tout le monde. La cite d’Uvira étant dans un secteur sensible, cela aurait été le moindre mal. Il y a lieu toutefois de féliciter la collaboration de la Police nationale et des forces de la Monuc pour cet exemple de collaboration, surtout à titre préventif.

(CV/Th/GW/Yes)

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