La République démocratique du Congo (RDC), par le biais du ministère de l’Urbanisme et Ha­bitat, occupe le poste de vice-président de Shelter-Afri­que, une institution de l’Unité afri­caine (UA) créée en 1981. Cela, à l’issue de son assemblée gé­nérale annuelle tenue, du 1er au 4 juin 2009, à Windhoek en Na­mibie. C’est pour la première fois que la RDC fait partie du co­mité directeur de cette institution panafricaine dont la RDC est, pourtant, membre.

 

Première à intervenir à l’ouverture des travaux, la minis­tre de l’Urbanisme et Habitat, Génèrose Lushiku Muya, a trans­mis les remerciements du gou­vernement congolais à Shelter­Afrique notamment « pour l’as­sistance et l’accompagnement dont a fait preuve cette institu­tion panafricaine à l’endroit des promoteurs immobiliers congolais » Coopération, a-t-elle indiqué, qui conduira l’établisse­ment imminent d’un partenariat avec les pouvoirs publics.

Elle a fait remarquer qu’elle a orienté le programme d’actions du ministère qu’elle di­rige « vers des stratégies innovantes visant la mobilisation des ressources structuran­tes en vue du déploiement du secteur immobilier devant né­cessairement conduire à la mise en place du partenariat ministère de l’Urbanisme et Habitat - Promoteurs privés ; à la l’élaboration d’un méca­nisme de préfinancement des projets par les accédants -; à la création du Fonds et de la Ban­que de 1‘habitat; et à la con­solidation d’une coopération étroite avec des partenaires au développement comme le PNUD; l’Onu-Habitat et Shelter-Afrique ». L’objectif poursuivi est de réunir les condi­tions d’émergence d’un dévelop­pement immobilier et urbain.

Ces stratégies innovantes, a-t-elle fait valoir, portent sur « l’intervention efficace sur le marché du logement social des acteurs principaux qui sont le Trésor public, le ministère de l’Urbanisme et Habitat, les or­ganismes institutionnels, les promoteurs immobiliers privés et les accédants au logement, l’importance de deux sources de financement à court terme, à savoir le Fonds de l’habitat ou Fonds d’avance et le finan­cement des logement par la diaspora congolaise ; la responsabilité de l’Etat d’amé­nager terrain par leurs viabilisation et assainisse­ment ; l’organisation du sec­teur urbain par le ministère de l’Urbanisme et de l’Habitat : et le soutien du gouvernement pour l’utilisation, par préfé­rence et à grande échelle, des produits locaux de construc­tion. »

Toutefois, Générose Lushiku Muya a déploré le fait que la situation actuelle de la RDC post-conflit appelle la ré­habilitation « des infrastructures détruites afin de rencontrer les attentes de la population. Tout en faisant observer que la po­litique de reconstruction natio­nale, initiée par le gouvernement, a déjà produit des effets positifs. Et que la RDC est dé­terminée à persévérer  cette lancée.» Elle n’a pas manqué de relever le fait que, pour l’habitat, « Il s’agit de construire de nou­velles cités avec plusieurs va­riantes en jonction du pouvoir d’achat des populations. Sans oublier de signaler qu’il fau­dra un aménagement foncier préalable des sites disponibles destinés à recevoir les projets de construction par les parte­naires ou les promoteurs immobiliers ».

La ministre de l’Urba­nisme et de l’Habitat a également annoncé, la conclusion dans les meilleurs délais, d’un partenariat entre Shelter-Afrique et son mi­nistère qui porte sur un pro­gramme stratégique de deux à trois ans. Lequel va viser le fi­nancement des logements so­ciaux, le renforcement des capa­cités et la réhabilitation des l’es­paces insalubres.

A noter que la représen­tante de la RDC à ces assises de Windhoek a eu des échanges avec l’ancien président namibien, Sam Nujoma. Et que l’actuel chef de l’Etat de la Namibie, Hifikepunye Pohamba, a reçu tous les participants et a dit ac­corder un grand intérêt à la mis­sion de Shelter-Afrique.

(Milor/CL/PKF)

Le Potentiel